03 Décembre 2012 - 20h53 • 1853 vues

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Adieu l’Atlantique, bonsoir l’Indien. Pour leur première nuit dans ce nouvel océan, les hommes de tête vont devoir composer avec une météo instable, des conditions changeantes. En témoignent les vitesses des monocoques qui varient sensiblement au gré des caprices d’un vent capricieux. La petite dépression qui sévit au sud de l’Afrique en est la cause principale.

Pour les leaders, ils s’agit de continuer d’entretenir leur capital et, ce faisant, d’éviter d’écorner la confiance qui les habite. Mais cette attitude a son prix. Il ya fort à parier que les solitaires ne vont pas beaucoup dormir cette nuit entre changements de voiles, réglages et prises de tête pour savoir quelle est la bonne route pour rejoindre la porte de Crozet. Au jeu des chaises musicales entre Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3) et François Gabart (MACIF), bien malin qui pourra prédire qui seront les gagnants et les perdants. Mais la nuit pourrait laisser des traces.

Derrière on ne se pose pas encore ces questions. De Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) à Dominique Wavre (Mirabaud), on pousse les feux la machine espérant réduire un peu le retard sur les premiers. Là aussi, ce sera difficile de trouver des temps de repos.

 

Dans les stalles

Plus à l’arrière encore, Arnaud Boissières (Akena Vérandas), Javier Sanso (Acciona 100% EcoPowered), Bertrand de Broc (Votre Nom autour du Monde avec EDM Projets) et Tanguy de Lamotte (Initiatives-cœur) piaffent d’impatience à l’idée de rentrer dans les mers du sud, de croiser leurs premiers albatros. Une manière d’oublier la punition infligée par Sainte-Hélène à ces navigateurs pas moins valeureux, mais qui n’ont pas eu l’occasion de saisir leur chance. Alessandro Di Benedetto (Team Plastique) n’a pas ces états d’âme : il a décidé de faire de son plaisir d’être en mer sa ligne de conduite. Boucler son tour du monde en ayant profité de chacun des moments qu’il offrait, c’est déjà une forme de sagesse.

PFB