07 Décembre 2012 - 16h15 • 2728 vues

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Retrouvez les principales déclarations du live de ce vendredi, avec Bernard Stamm, Armel Le Cléac’h, Jean-Pierre Dick, Arnaud Boissières et Alex Thomson.

Bernard Stamm (SUI, Cheminées Poujoulat)

Le vent faiblit de plus en plus, c’était un peu attendu. Je suis au portant. J’ai choisi d’aller du coté est de la porte en me disant que l’anticyclone serait déjà passé. Pour l’instant c’est le cas mais il faudra compter les points dans deux jours.

C’est de la balle ! Le bateau est bien. Il faut encore l’améliorer au niveau de la protection mais sinon, c’est sympa. Les conditions sont bonnes même si c’est assez rude quand le bateau est lancé pleine balle. Il y a de la régate, c’est super. J’ai vu François (Gabart) cette nuit à l’AIS (Automatic Identification System).

 

Armel Le Cléac’h (FRA, Banque Populaire)

Je savais qu’ils (ndlr : ses principaux adversaires) allaient passer devant. La nuit n’a pas été facile. J’avais moins de vent que prévu, je pensais sortir plus vite de l’anticyclone mais tant pis. J’ai retrouvé du vent depuis quelques heures. Je n’ai pas beaucoup dormi, je suis un peu crevé même si ça va mieux au niveau du vent.

On verra ce que ça donnera dans 48h. Je vais attendre de voir comment mes camarades vont passer la porte (Crozet). L’anticyclone, même s’il est bien présent sur la cartographie, a tout de même des couloirs de vent, donc on va voir. Moi, la stratégie, je l’avais mise en place il y a un petit moment. J’étais confiant dans mes choix. Mais c’est ça quand on joue. Il y a les aléas de la météo donc on verra bien. Mais c’est intéressant niveau stratégique. On joue et on va voir ce que ça va donner.

 

Jean-Pierre Dick (FRA, Virbac Paprec 3)

J’ai du pain sur la planche. Nous, on a tout à faire encore. Il faut monter et il reste encore 115 milles jusqu’à la porte. Moi je suis à l’extrême est. Les portes changent tout. Avant on gérait les dépressions maintenant on gère les anticyclones. Tout a changé.

Il y a des moments de fatigue. Il faut rester sur le pont assez tard et longtemps. Régler les voiles, ça demande aussi pas mal de travail. On doit exploiter au mieux le potentiel du bateau. Quand on commence à barrer, c’est beaucoup de fatigue supplémentaire pour nous.

 

Arnaud Boissières (FRA, AKENA Vérandas)

C’est extraordinaire de passer le cap de Bonne-Espérance. Je trouve ça génial et je vais fêter ça comme il se doit avec du foie gras et une bonne bouteille.

Tout va bien, je n'ai rien cassé. Dans ma ligne de tir, j’ai l’Espagnol (Javier Sanso) mais je me méfie car j’ai (Bertrand) De Broc derrière qui pousse le bébé. Mais je ne suis pas inquiet, l’indien (ndlr : l’Océan Indien) arrive et je suis en pleine forme. Je m’éclate.

J’aime bien manger espagnol et j’ai bien envie de le « bouffer ». Patience, patience.

 

Alex Thomson (GBR, Hugo Boss)

Naviguer dans la zone des glaces peut être vraiment stressant mais l’organisation a vraiment bien géré le réglage des antennes satellites et on est bien informé sur le positionnement des iceberg. Je suis content d’avoir empanné et de naviguer plus au nord maintenant.

Armel s’est vraiment très bien débrouillé dans sa tactique pour passer la porte. Je suis assez content de ma course aussi, jusqu’ici. Je suis toujours en course, c’est déjà bien !

J’ai vu sur le radar qu’il y avait un iceberg devant moi mais je ne m’en suis pas approché à moins de 30 milles donc je ne l’ai pas vu de mes propres yeux. C’est très bien comme ça ! D’ailleurs, je n’ai vu aucun iceberg de ma vie, ni dans le dernier Vendée Globe ni dans la Barcelona World Race.