18 Février 2021 - 17h08 • 9586 vues

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Manuel Cousin se rapproche de l’Espagne et du trou de souris qu’une dépression de Sud-Ouest lui octroie dans l’ouest du cap Finisterre. Le skipper de Groupe Sétin devra la jouer fine pour passer sans encombre dans ce couloir où les cargos abondent. Fermant la marche, Ari Huusela (Stark) est à moins de 2000 milles de l’arrivée, à moins de 300 milles d’Alexia Barrier (TSE – 4myPlanet) prise dans les calmes de l’anticyclone des Açores.

Ils ne sont plus que trois en course après l’arrivée nocturne de Miranda Merron (Campagne de France) hier soir. Le décompte à rebours a commencé pour Manuel Cousin (Groupe Sétin), désormais à moins de 500 milles de l’arrivée. Toujours réduit à naviguer en équilibre précaire depuis ses problèmes de quille, le skipper de Groupe Sétin va devoir se faufiler le long des côtes de l’Espagne pour prendre la bordure de la dépression de Sud-Ouest qui brouille déjà son sillage, gonflée de vents à 35 nœuds et douée de rafales à 45 nœuds. Ce sera copieux en fin de nuit prochaine. Dans les heures à venir, Manu Cousin négociera dans sa trajectoire l’obstacle virtuel du DST Finisterre et le train roulant des cargos qui montent et descendent. Des obstacles bien plus matérialisés. Son atterrissage devrait se faire dans des conditions plus acceptables, avec une vingtaine de nœuds de Sud-Ouest et une houle de 3 mètres, ce samedi matin, probablement nappé de gris. Tant mieux : on verra encore mieux le sourire étincelant du Vendéen d’adoption.

On ne le lui dira pas trop fort, mais Alexia Barrier laisse affleurer dans son regard la trace de sa douleur au dos. A 1667 milles de l’arrivée, au classement de 15 heures de ce jeudi, la navigatrice de TSE – 4myPlanet se bat pour rallier l’arrivée. Alexia serre les dents, mais sourit. Ou bien sourit tout en serrant les dents. Autour d’elle sévit actuellement l’anticyclone des Açores et ses calmes très calmes. Il y a à parier qu’elle ne sera pas collée aux écoutes pour faire avancer son Pingouin 0,1 nœud plus vite, mais qu’importe : son objectif est plus que jamais de terminer son tour du monde. Ce sera beau de la voir arriver, le 27 ou 28 février.

Les calmes, Ari Huusela s’y prépare également. Toujours à moins de 300 milles de la Monégasque, le skipper Finlandais de Stark va vraisemblablement profiter du coup de l’élastique, dans un premier temps : depuis quelques heures, dans l’alizé, ‘Super Happy Ari’ progresse à un peu plus de 10 nœuds tandis que le Pingouin batifole dans les eaux chaudes à 3,3 nœuds.

Hors-course, Isabelle Joschke (MACSF) et Sam Davies (Initiatives-Cœur) se sont extirpées du chausse-trape. Place maintenant à une séquence de saute-mouton d’une bordure de dépression à l’autre, jusqu’à l’arrivée, qui se profile à elles dans le mardi 23 février.