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L'occasion d'une échappée

Sailing aerial images of the IMOCA boat La Fabrique, skipper Alan Roura (SUI), during training solo for the Vendee Globe, off Les Sables d'Olonne, on October 27, 2016 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendée GlobeImages aériennes de La Fabrique, skipper

Alex Thomson poursuit sa belle chevauchée en tête. Equidistant entre le continent africain et l'Amérique du Sud, le skipper d'Hugo Boss s'est légèrement recalé dans l'ouest cette nuit… En régate côtière, on dirait de lui qu'il se positionne bien entre ses poursuivants et la prochaine marque… en l'occurrence le cap de Bonne-Espérance. Une prochaine marque qui est tout de même 3 500 milles devant son étrave. Côté comptable - et c'est lié en partie à son léger recadrage par effet de géométrie, les classements étant calculés en termes de distance au but - on notera que son avance a sensiblement diminué cette nuit : 90 milles à 18h hier contre 65 milles ce matin sur le duo Armel Le Cléac'h - Vincent Riou qui navigue quasiment à vue alors que Sébastien Josse s'est un peu plus décalé dans l'ouest (4e à 83 milles)

Un jour d'avance à l'équateur ?

Hugo Boss n'est plus qu'à environ 180 milles de l'équateur qu'il pourrait franchir dès ce soir, avec plus ou moins une journée d'avance sur le temps de référence établi par Jean Le Cam en 2004. Celui-ci avait mis 10 jours et 11 heures à couvrir ce segment, alors que la flotte ne va terminer le 9e jour de course qu'à 13h02 ce midi.
Ce qu'il faut retenir surtout ce matin, c'est que les sept bateaux de tête sont quasiment tirés d'affaire et marchent tous à des vitesses pour l'instant de l'ordre d'une dizaine de noeuds. Morgan Lagravière et Yann Eliès semblent eux-aussi pouvoir espérer, in extremis, faire partie du bon wagon. Mais ce n'est pas le cas loin de là, à partir de 230 milles de retard sur le leader, comme le montrent les vitesses très faibles ce matin du trio Jean Le Cam/Thomas Ruyant/Jean-Pierre Dick, encalminés dans un Pot au Noir qui s'est élargi. Ils naviguent entre 3 et 4 noeuds de vitesse soit deux fois et demie moins vite que les premiers et, pour eux comme pour les bateaux plus en arrière, l'addition risque d'être salée aujourd'hui, comme l'annonçait Jean Le Cam à la vacation de la nuit.
Reste des matchs dans le match dans chaque partie d'une flotte qui s'étire sur plus d'un millier de milles et cette chose inédite : pas le moindre abandon à déplorer pour le moment. Du côté des deux seuls skippers à avoir subi des avaries sérieuses, notons que Didac Costa vient de doubler Funchal et que Tanguy de Lamotte est toujours au mouillage à Mindelo (Cap-Vert), où il attend le lever du jour pour grimper dans son mât.

Bruno Ménard / M&M

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