Le Vendée Globe et l’Espace

Comment les icebergs sont-ils détectés ?

CLS analystes radar
© Face Océan

Pourquoi une détection satellitaire ?

Le satellite est l’unique moyen de surveiller les zones vastes et dangereuses autour de l’océan Austral. De plus les satellites radar permettent d’observer à travers les nuages et même la nuit.

 

Quel satellite est utilisé pour la détection d’icebergs ?

Pour la detection des icebergs, les ingénieurs de CLS utilisent d’abord des satellites altimétriques comme ceux développés par le CNES, Saral ou Jason-3, puis les images radar du satellite Sentinel-1 , de l’agence spatiale européenne.

© Bertrand de Broc / Votre Nom autour du Monde avec EDM ProjetsQuelles zones les ingénieurs de CLS surveillent-ils ?

La direction radar de CLS traite, analyse et interprète une centaine d’images radar sur la route du Vendée Globe. Les ingénieurs ont programmé trois phases d’acquisition d’images :

Phase 1 : Septembre 2016, évaluation de la situation générale avant l’entrée des skippers dans la zone des glaces et première définition de la Zone d’Exclusion de l’Antarctique avec la Direction de Course.

Phase 2 : Pendant la course, en amont du passage du leader afin de mettre à jour la détection des icebergs dans la zone de passage et de simuler la dérive des icebergs détectés par satellites. La zone d’Exclusion de l’Antarctique peut être également mise à jour pendant cette phase.

Phase 3 : Pendant la course, sur la fin du peloton, afin de garantir le même niveau de sécurité à tous les bateaux, les détections satellitaires et modélisations des trajectoires des icebergs sont mis à jour plusieurs fois par semaine.

Que reçoivent les skippers et la Direction de Course?

Les algorithmes de CLS effectuent les détections des icebergs qui sont ensuite validées par un analyste radar qui certifie la présence d’icebergs importants. Puis les zones à forte densité d’icebergs sont matérialisées. CLS envoie régulièrement au PC Course des bulletins de présence d’icebergs et prévision de dérive. Ces informations sont utilisées pour modifier la Zone d’Exclusion Antarctique. C’est la direction de Course qui envoie les informations qu’il juge utiles aux concurrents.

Comment CLS identifie et prévoit la dérive des icebergs détectés ?

Chaque iceberg détecté par satellite ou in situ par les skippers du Vendée Globe se voit attribué un identifiant unique puis est ingéré dans un modèle de dérive et de fonte développé par CLS. On peut ainsi observer des icebergs de l’ordre de la centaine de mètres. Or ce sont les petits icebergs (growlers) issus de la fonte et de la dislocation des plus gros qui sont dangereux pour les bateaux de la course. C’est pourquoi l’utilisation de notre modèle de dérive permet de simuler la dérive mais aussi la dislocation et la fonte des icebergs afin de définir des zones de risques. Ces zones de risques sont communiquées sous forme de bulletins et contiennent jusqu’à 3 jours de prévision.

Ce modèle de dérive et de fonte prend en compte les courants, le vent, l’état de mer (hauteur du niveau de la mer, etc.), température de surface ainsi que la forme et la taille de l'iceberg. Ainsi CLS est en mesure de fournir aux organisateurs de courses des cartes de l'Antarctique avec l'emplacement des populations d'icebergs et la prévision de leur dérive. CLS accompagne donc la direction de course du Vendée Globe dans ses prises de décisions.

Sécurité maritime et CLS

VIGISAT, première station collaborative mondiale du satellite SENTINEL-1

 

 

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