08 février 2017 - 11h:50 • 19844 vues

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Le skipper de TechnoFirst-faceOcean joint à la vacation radio ce midi exprimait son inquiétude quant à la remontée de l'Atlantique, la partie la plus difficile de sa course, le moment où il ne faut pas relâcher l'attention.

Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean)

« J’ai des conditions idéales depuis deux jours, je navigue à 130 degrés du vent, avec un temps magnifique, un ciel bleu, une mer pas trop formée. Je remonte tranquillement le long du Brésil, à la hauteur de Sao Paulo.

Actuellement, le vent mollit doucement, j’ai renvoyé de la toile, je suis sous grand-voile haute et gennaker. Mais les conditions vont changer d’ici 24h,  car ensuite je vais faire du près pendant quinze jours, au moins jusqu’à l’équateur, avec un bateau qui tape et qui penche.

© Sébastien DestremauJ’éprouve des sentiments mitigés en pensant à l’arrivée, Je ressens de l’impatience mais il faut faire attention, il reste encore un mois de mer ! Finir au près ce n’est pas anodin, les bateaux souffrent beaucoup et je ne suis pas très rassuré par rapport à la remontée de l’Atlantique nord. Le bonhomme et le bateau ont un tour du monde dans les pattes et il ne faut surtout pas relâcher l’attention ; C’est un des moments les plus durs pour le matériel. Ma prochaine dead-line c’est l’équateur, il va falloir redoubler de vigilance. Prudence, prudence ! C’est la clé pour arriver au bout de ce Vendée Globe. Deux cent fois par jour je me répète : zéro négligence. Plus la ligne d’arrivée approche et plus il faut avoir une discipline de fer. »

 

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