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Rencontre avec Nicolas Troussel

Nicolas Troussel
© Eloi Stichelbaut / polaRYSE / CORUM L’Epargne

Général

Date de naissance : 11 mai 1974

Lieu de naissance : Morlaix

Lieu de vie : Fouesnant

Etudes et parcours professionnel hors voile : titulaire du bac, pas d’autre envie que de naviguer

 

Débuts

Vos premiers bords : où, quand, dans quelles circonstances ?

Une croisière à Jersey sur le bateau familial. J’avais quelques mois. Je n’en garde aucun souvenir, mais il existe une photo que ma mère a conservée.

Comment/pourquoi est né votre désir de faire de la course au large ?

Très tôt, j’ai su que je voulais naviguer, faire un métier en relation avec la mer. Mais la course au large ne me paraissait pas franchement abordable, il a fallu un déclic, c’était la Solo Télégramme qui permettait de gagner un Figaro pour la saison suivante.

A partir de quand et pourquoi est-ce devenu un projet de vie ?

Quand j’ai gagné la Solo Télégramme, devant des gars aussi talentueux que Charles Caudrelier ou Armel Le Cléac’h. Il y avait un effet d’émulation entre tous les copains de la baie de Morlaix avec Armel, Jérémie Beyou et les autres.

Un résultat ou l’expérience dont vous êtes le plus fier ?

Sans doute, mes deux victoires dans la Solitaire du Figaro. La première était particulière : j’avais vraiment fait ma route tout seul décalé de plusieurs dizaines de milles du peloton. En arrivant aux Birvideaux qui était notre première marque de parcours depuis le départ d’Espagne, j’ai constaté que j’étais tout seul sur le plan d’eau. Je ne savais pas si j’étais premier ou bien bon dernier. Ce n’est que quand l’hélicoptère de l’organisation est venu me survoler que j’ai compris. J’avais six heures d’avance sur le paquet. J’allais remporter l’étape et me positionner pour la victoire finale.

 

Petit questionnaire de Proust

Votre qualité principale dans la vie ?

L’implication que je peux mettre dans mes projets, la volonté d’aller au bout. Un certain perfectionnisme.

Votre principal défaut dans la vie ?

J’ai parfois du mal à communiquer avec mon entourage, dire les choses que j’aurais envie de poser sur la table.

Si vous étiez un animal ?

Aucune idée, je ne me pose pas cette question.

Si vous étiez un végétal ?

Pareil.

Si vous étiez un film ?

On va dire La Septième Compagnie. Ça m’offre de bons moments de rigolade avec mes enfants.

Si vous étiez une musique ?

Une musique avec une voix de femme. Auparavant, j’aurais été plutôt rock ou jazz, en vieillissant j’apprécie de plus en plus le classique.

Votre couleur ?

Le bleu Corum, évidemment.

Votre rêve de bonheur ?

Terminer le Vendée Globe dans de bonnes conditions.

Votre héros dans la vie ?

Coluche. Il manque aujourd’hui.

Un aphorisme ?

Non vraiment, je ne sais pas…

Si vous n’étiez pas coureur au large, vous seriez ?

J’étais un bon joueur de tennis, mais je crois que de toutes façons, j’aurais fini par travailler dans le nautisme.

 

 

Vendée Globe 2020

Vos ambitions sur le VG 2020 :

Tout d’abord, le finir. Ensuite, j’y vais forcément avec des objectifs de performance, mais je ne prétends pas aujourd’hui à la victoire. Mon ambition, c’est d’arriver le mieux placé possible en me disant que j’ai donné tout ce que je pouvais.

Points faibles (qu’est-ce qui vous empêcherait d’atteindre votre objectif, en dehors de la casse) :

Je ne sais pas. Je n’ai pas le sentiment d’avoir de réel point faible.

Votre arme fatale :

Je ne suis pas certain que le Vendée Globe soit la course appropriée pour faire une « Troussel ». J’espère que mon arme fatale, ce sera mon bateau.

Que serait un VG réussi pour vous ?

Un Vendée Globe terminé, c’est déjà pas mal.
Qu’avez-vous envie de partager ?

J’ai vu comment Jean (Le Cam) faisait sur la Transat Jacques Vabre. Il n’est pas question de l’imiter, il a son style qui lui est propre. Mais raconter la vie à bord, poster des vidéos qui traduisent l’ambiance, oui, c’est indispensable.

Trois images que vous avez du VG :

Le chavirage de Philippe Poupon lors de la première édition, l’arrivée de Michel Desjoyeaux en 2008 et pour finir la descente du chenal des Sables d’Olonne par les concurrents de la première édition… Tout le monde jugeait cette course insensée et la plus grande question était de savoir s’il y aurait suffisamment de coureurs à l’arrivée pour faire un podium.
Quel skipper vous inspire ?

Quand j’étais jeune j’avais quelques idoles, mais aujourd’hui je n’ai pas vraiment de maître. Travailler avec Michel (Desjoyeaux) est très inspirant. Jean Le Cam, j’ai appris à le connaître et à apprécier sa façon de naviguer. A ses côtés, on comprend beaucoup de choses sur son approche de la mer et de la course au large. Et je citerais aussi Armel (Le Cléac’h) et l’équipe de Banque Populaire pour leur rigueur et leur manière de ne rien laisser au hasard.
Vous ne partiriez pas autour du monde sans ? : sans podcast… C’est un excellent moyen de s’évader, de relâcher la pression de temps à temps.

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