08 octobre 2020 - 17h:32 • 3817 vues

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Enfant des Sables d’Olonne, « Seb » Simon fait partie de la nouvelle génération de marins/régatiers à qui tout réussi. Très vite. Vainqueur de la Solitaire du Figaro en 2018, ce compétiteur invétéré est sur le point de réaliser un rêve et un immense défi personnel.

Né le 6 mai 1990 à La Roche-sur-Yon
Vit aux Sables d’Olonne

MON PARCOURS

Etudes et parcours professionnel hors voile : J’ai fait une école d’ingénieur en structure et composite à Bordeaux. J’ai passé mon diplôme en apprentissage, avec Yves Parlier, sur la traction des navires de commerce par kite. Pendant deux ans, j’ai vécu  à Arcachon. C’était génial. J’étais en colloc’ avec un des mes meilleurs amis, Marc Noesmoen.  On travaillait ensemble, on naviguait ensemble et le soir, on allait surfer à Biscarosse… la vie de bohème.

Mes premiers bords : Je ne me rappelle même pas à quand cela remonte. C’était sur le Feeling 920 de mon père, aux Sables d’Olonne. Tous les étés, on partait en croisière une semaine à 10 jours. Puis, vers 12/13 ans, j’ai commencé la compet’ en Optimist. J’ai continué en 420, où je fais  3e aux championnats du monde en 2013. Plus tard,  j’ai poursuivi en quillard de sport avec plusieurs podiums aux championnats de France habitable.  Pendant mes études, je naviguais le week-end. J’étais moins impliqué mais toujours aussi passionné. Après mes 2 ans d’apprentissage, il y avait la sélection CMB Figaro. J’ai démissionné pour participer à cette sélection et j’ai terminé mon contrat et mon diplôme d’ingénieur au Pôle Finisterre Course au Large.

Comment/pourquoi est né votre désir de faire de la course au large ? J’ai toujours été séduit par ça. Je suivais la Solitaire du Figaro et bien sûr le Vendée Globe : ma grand-mère habite en face du ponton du Vendée Globe. Au début, j’ai pensé faire du Mini 6,50. J’avais fait le prologue d’une course aux Sables avec Antho Marchand sur son bateau bleu, j’avais 12 ans, on avait terminé deuxièmes. J’ai eu dans l’idée de monter un projet Mini. Mais en fait, tout a commencé avec cette filière Bretagne CMB.

A partir de quand et pourquoi est-ce devenu un projet de vie ? Ça me faisait rêver, mais trouver des sponsors me paraissait utopique. C’est lorsque j’ai mis le pied dans la sélection CMB que j’ai voulu en faire ma vie, mon métier. Déjà à l’époque, penser à un projet Vendée Globe était une perspective indispensable. J’ai toujours besoin de voir la marche au dessus  pour progresser et rester concentré.

Un résultat ou l’expérience dont vous êtes le plus fier ? Ma victoire dans la Solitaire du Figaro en 2018, de loin. J’avais envie de la gagner. Ce n’était pas évident. J’ai eu le sentiment de bien naviguer, de maitriser les choses, d’être fort mentalement. Et puis c’est mon plus beau résultat.

DU TAC AU TAC

Votre qualité principale dans la vie ? La détermination
Votre principal défaut ? L’impatience
Si vous étiez un animal ? Un guépard
Si vous étiez un végétal ? Un palmier
Si vous étiez un film ?  Straight Outta Compton
Un livre ? Je ne lis qu’en mer. Je vais emmener 10 livres. C’est ma copine me fait une sélection.
Si vous étiez une musique ? Eminem, Sing for the moment.  J’écoute un peu de tout. Mais le rap, ça me motive.
Votre couleur ? Bleu
Votre rêve de bonheur ? Ma vie
Votre héros ? Batman
Un aphorisme ?  Rien n’est fini tant que la ligne n’est pas franchie
Si vous n’étiez pas coureur au large, vous seriez ? Entrepreneur dans un secteur d’activité où je serais proche des gens.

MON VENDEE GLOBE 2020

Vos ambitions : Terminer, soyons réalistes. Sinon, j’aurais du mal à m’en remettre. Après, un top 5 ou un podium, ce serait excellent.
Qu’est-ce qui vous empêcherait d’atteindre votre objectif (en dehors de la casse) : Rien
Votre arme fatale : ma détermination
Que serait un Vendée Globe réussi pour vous ?  Arriver sans regret, en ayant donné le maximum de moi-même, donc forcément avec une place honorable, en ayant fait au mieux avec mes armes. Etre présent dans le match de bout en bout. Je n’aimerais pas du tout me retrouver dans le ventre mou de la course. Je détesterais être isolé, loin de tout concurrent avec lequel me battre.
Qu’avez-vous envie de partager ? Mon aventure, mon rêve, raconter ce que je ressens, les moments durs comme les moments sympa.
En trois mots, le Vendée Globe pour vous, c’est : mon rêve, emblématique, défi personnel

Trois images que vous avez du Vendée Globe :

- L’arrivée de François et d’Armel en 2013
- C’est la course qui me fascine.
- Le match aux avant-postes

Quel skipper vous inspire ?  François Gabart. Il a la tête sur les épaules c’est un mec sympa, accessible, hyper doué. Il gagne au premier coup. Il ne perd jamais la face, il a des convictions, c’est un sacré entrepreneur. C’est la nouvelle génération de marins. Il incarne plein de choses pour moi.
Vous ne partiriez pas autour du monde sans ? : De quoi m’aérer l’esprit : livre, musique, vidéo, des choses comme ça. Et des bonbons ! Pour le moral, c’est important.

 

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