12 Janvier 2013 - 14h15 • 2406 vues

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Retrouvez les principales déclarations de François Gabart, Armel Le Cléac’h, Jean-Pierre Dick, Alessandro Di Benedetto, Mike Golding et Javier Sansó, joints en mer pendant le live de samedi, en présence du journaliste et chroniqueur Philippe Vandel.

 

François Gabart (FRA, MACIF)
Ça va bien, je n’ai pas à me plaindre, ça va assez vite depuis quelques heures et c’est assez agréable. J’ai un vent beaucoup plus régulier que celui que j’avais hier, c’est plus que plaisant.

Niveau tactique, je suis dans le même fonctionnement depuis le début. J’essaye de prendre la trajectoire la plus rapide jusqu’aux Sables. Ça fait 3-4 jours maintenant que les choix sont faits, dorénavant c’est plus une question de vitesse que de stratégie. Les dés ont été jetés, il n’y a plus grand-chose à faire à part essayer d’aller le plus vite possible. Depuis le début, j’essaye de naviguer à mon rythme. Je pense avoir gardé plus ou moins le même depuis le golfe de Gascogne à l’aller. Même en approche de l’arrivée, je ne vais prendre aucun risque inconsidéré, à me fatiguer inutilement. Je ne l’ai pas fait avant non plus ; donc, ça ne changera rien. Peut-être que j’accélèrerai dans les derniers « 100 mètres », mais pour l’instant je garde le même rythme depuis le début.

Armel Le Cléac’h (FRA, Banque Populaire)
Tout va bien, il fait beau et chaud dans l’alizé brésilien. François (Gabart) a le vent avant moi donc c’est normal qu’il creuse son écart. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas en train de pêcher ! La météo est comme ça pour le moment. Je n’ai pas encore trop regardé ce qui est prévu dans l’ Atlantique Nord, pour l’instant je me concentre sur la vitesse du bateau. On s’en sort tant bien que mal, la route est claire, il n’y a pas trop d’option pour l’instant. Depuis trois ou quatre jours, quelques cargos croisent notre route, on croise un peu plus de vie. Mais on est à fond, il reste encore pas mal de milles devant nous, tout peut arriver.

On a ressorti le short, le t-shirt, les croc's et la crème solaire. Ça devrait rester comme ça encore quelques jours.

Jean-Pierre Dick (FRA, Virbac-Paprec 3)
Tout va bien, l’alizé est bien là, ça y est. Il est assez fort, avec 20 nœuds. On est au près, on essaye de faire un peu de vitesse. Le ciel est bien bleu, l’eau devient chaude.

Il va falloir faire pas mal de choses, dont continuer à regarder un peu le bateau. On va sortir la caisse à outil et essayer d’être vigilant. Même s’il ne reste que quelques semaines de course, l’aventure est loin, loin d’être finie. Chaque jour a son lot de découvertes à bord.

Le podium est l’un de mes objectifs, bien sûr, avec Alex Thomson on va voir comment ça évolue. Cette nuit il a vraiment bien évolué derrière la dépression lorsqu’il était au portant. Il a ensuite ralenti , une fois dedans, maintenant il repart... Je serai entre l’attaque pure sur les deux premiers - avec Armel davantage à ma portée - et l’aspect conservateur par rapport à derrière.

Mike Golding (GBR, Gamesa)
J’ai bien avancé depuis hier et ce matin le ciel est très couvert, bien gris, et il y a du brouillard. Il est toujours possible de se laver à bord, mais il ne faut pas oublier que quand on est dans les mers du sud, il fait très froid, ce qui ne facilite pas les choses. Et puis les conditions qu’on rencontre ne sont pas évidentes, c’est difficile de changer de vêtements. Et comme en plus on n’a pas non plus une garde-robe illimitée, on ne se change pas très souvent. Ce n’est pas idéal…

Javier Sanso (ESP, ACCIONA 100% EcoPowered)
Je suis ravi de ma 7ème place au classement, maintenant, ce que j’espère, c’est que ça va durer… Pour l’instant, je suis plutôt content de cette situation en général et de mes choix tactiques en particulier.

La nuit dernière, la température est descendue à 8°C, ce qui est assez froid, quand-même. Mais ça va remonter bientôt.  

Le matin, je prends du muesli au petit-déjeuner et un snack en guise de déjeuner, en général du jambon ou du chocolat. Le reste, c’est du lyophilisé. Là, je rêve d’un œuf sur le plat, de frites et de deux kilos de glace!

Alessandro di Benedetto (FRA-ITA, Team Plastique)
J’ai découvert qu’il y avait du krill partout, sur le pont et sur le toit. J’étais content de pouvoir en observer de près, c’était la première fois. J’en avais vu en photo dans des livres, à l’école. J’ai pris des photos, le krill est très important puisqu’il sert de nourriture de base aux baleines et à beaucoup d’autres animaux des océans. Mais c’est trop petit pour être mange par nous, humains, donc je n’ai pas pu m’en faire une salade! J’en ai mis dans une bouteille, je les regarderai au microscope à mon retour. Il n’y en a pas assez pour rendre le pont glissant et dangereux, c’est déjà ça…

 


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