Dans le cadre d’un programme de recherche océanographique d’envergure internationale, porté par le Vendée Globe et l’UNESCO et coordonné opérationnellement avec des acteurs scientifiques de référence comme l’Ifremer, les marins ont mis leur tour du monde au service de la science. Leur objectif : collecter des données essentielles dans des zones encore trop peu échantillonnées, afin de mieux comprendre l’évolution de l’océan dans le contexte du changement climatique.
10 flotteurs Argo déployés au cœur de l’Atlantique Sud
Fin novembre 2024, dix skippers – Yoann Richomme, Oliver Heer, Kojiro Shiraishi, Sam Goodchild, Sébastien Marsset, Guirec Soudée, Maxime Sorel, Szabi Weores, Jingkun Xu et Fabrice Amedeo – ont chacun déployé un flotteur Argo fourni par l’Ifremer.
Véritables concentrés de technologie de 2 mètres de haut, ces instruments mesurent la température et la salinité de l’eau de la surface jusqu’à 2 000 mètres de profondeur.
Ces 10 déploiements représentent à eux seuls près d’un quart des déploiements français réalisés en Atlantique en 2024, dans le cadre du réseau Argo, qui compte environ 4 000 flotteurs à l’échelle mondiale.
350 profils déjà collectés en un an
Les flotteurs déployés lors du Vendée Globe 2024 permettent de capter des données tous les 10 jours et ce pendant 8 ans! Sur cette première année de fonctionnement, ces flotteurs ont déjà transmis plus de 350 profils de température et de salinité
Ces données sont déterminantes : elles permettent d’identifier l’origine des masses d’eau, de mieux comprendre les courants océaniques et d’affiner les modèles climatiques. Les flotteurs ont notamment contribué à combler un déficit d’observation dans une zone stratégique située entre 20 et 30° Sud, dans l’Atlantique, une zone peu fréquentée.