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Benjamin Dutreux : « on a repris nos petites habitudes vendéennes »

« Après avoir fait le tour du monde, tout ce qu’on veut c’est être à la maison » cette phrase issue d’une chanson d’Orelsan, Benjamin Dutreux aurait pu l’écrire. Après avoir disputé un tour du monde en équipage avec escales – non sans encombre – le vendéen originaire de l’île d’Yeu est de retour aux Sables d’Olonne, son port d’attache. En cette rentrée des classes et à l’heure où une bonne partie de la flotte du Vendée Globe s’apprête à disputer le Défi Azimut, l’IMOCA GUYOT Environnement - Water Family est actuellement en chantier dans son hangar, situé entre celui de Manuel Cousin et Arnaud Boissières, deux autres skippers vendéens. 

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Benjamin ne cache pas son plaisir de retrouver la maison. S’il avoue avoir mis un peu de temps à décrocher, il est d’attaque pour cette nouvelle saison, qu’il débutera avec la Transat Jacques Vabre en double avec Corentin Horeau, un ancien acolyte de Figaro. Bien placé au classement des milles, le skipper peut sélectionner les courses auxquelles il participe. Son objectif : trouver le bon équilibre entre les entraînements, la préparation et les périodes de repos pour être fin prêt pour la plus grande de toutes les échéances : le Vendée Globe 2024 !  

Bateau, surf, wing...  

Et pour cela, faire une pause était tout simplement nécessaire : « les vacances d’été ont fait beaucoup de bien. C’est hyper ressourçant d’être de retour à la maison ». Pour se ressourcer, le cadre vendéen est parfait : « on a pris le bateau des parents de ma copine avec des copains et de la famille pour aller à l’île d’Yeu, on y est resté une semaine. On a complètement décroché et ça nous a fait beaucoup de bien ». Mais aussi, reprendre le goût des choses simples après avoir vécu à 100 à l’heure pendant plusieurs mois : « on a passé du temps à la maison, dans notre chez nous dans lequel on se sent super bien ! On a bricolé, on était simplement heureux d’être là. » Mais n’allez pas croire que le jeune skipper a passé son été entre quatre murs : « j’ai fait du surf, de la wing, des balades en forêt avec Sanka (son chien), je me suis baigné, je suis allé manger des huîtres à la Guittiere... Avec ma copine, on a repris nos petites habitudes vendéennes ! ». 

Tourné vers le Vendée Globe 

De retour après cette pause, Benjamin semble reposé et confiant : « On a réalisé un gros chantier cet été. On a fait appel à un chantier espagnol et au cabinet d’architectes VPLP pour dessiner une nouvelle étrave. On a des nouveaux safrans, on a changé les cales de foils, on a aussi fait une grosse révision après The Ocean Race. Notre objectif était vraiment d’apporter beaucoup de nouveautés dès maintenant afin de pouvoir les valider sur la Transat Jacques Vabre. Comme ça, cet hiver, quand on sortira le bateau de l’eau, on sera plutôt dans une phase de vérification, de petites réparations... On sera dans les détails, car on aura déjà réalisé le « gros œuvre ». On a la chance d’être en avance pour le Vendée Globe ! Et on espère que cette organisation nous apportera beaucoup de sérénité pour la suite. » Rendez-vous en 2025 pour voir si tout ce que veut Benjamin après ce nouveau tour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance cette fois, c'est d’être à la maison!* 

*Paroles de la chanson d’Orelsan :
Au fond, j'crois qu'la Terre est ronde 
Pour une seule bonne raison 
Après avoir fait l'tour du monde 
Tout c'qu'on veut, c'est être à la maison