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Défi Azimut 2026 : trois courses, trois enseignements pour le Vendée Globe 2028

Créé il y a quinze ans à Lorient, le Défi Azimut est le grand rendez-vous de rentrée des IMOCA, qui réunit chaque année les skippers du circuit pour trois épreuves complémentaires (Runs de vitesse, 48 Heures et Tour de Groix) avant les grands rendez-vous de la saison.

Sam Goodchild sur MACIF Santé Prévoyance
© DR

Trois épreuves, et un seul vainqueur pour cette édition 2026: du 14 au 20 septembre à Lorient, Sam Goodchild et MACIF Santé Prévoyance signent le grand chelem du Défi Azimut 2026, s'imposant sur les Runs de vitesse, les 48 Heures et le Tour de Groix. Plus qu'un palmarès de rentrée, ce triplé constitue un indicateur précieux à deux ans du tour du monde.

Vendée Globe 2028 : une polyvalence qui pose Sam Goodchild en favori précoce

L'enseignement majeur tient à la régularité affichée dans trois registres opposés. Sur les Runs, MACIF Santé Prévoyance signe le meilleur chrono jamais enregistré par un IMOCA sur cet exercice, dépassant les 32 nœuds de vitesse moyenne. Sur les 48 Heures, format long et stratégique, Sam Goodchild distance Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei) de plus de 30 milles. Puis, dans le petit temps technique du Tour de Groix, le même équipage garde la main. Cette capacité à dominer sous toutes les intensités de vent est précisément ce qui distingue, sur un tour du monde en solitaire qui se joue sur plusieurs mois, les favoris potentiels des outsiders.

Défi Azimut 2026 : Ambrogio Beccaria solide sur la durée, encore incomplet en petit temps

Deuxième des 48 Heures à plus de deux heures, Ambrogio Beccaria confirme sa capacité à tenir la cadence sur les formats longs, après une Vendée Arctique éprouvante pour son bateau, qu’il a malgré tout remportée. Mais sa septième place au Tour de Groix, loin derrière Sam Goodchild (Macif Santé Prévoyance), Corentin Horeau (MACSF) et Pierre-Louis Attwell (Resilient), révèle un profil encore incomplet dans le petit temps technique. Un écart qui pourrait peser sur un parcours riche en zones de transition.

Vendée Globe : les bateaux à dérives ne sont pas hors-jeu

Dans 7 à 8 nœuds de vent, Resilient, IMOCA à dérives de Pierre-Louis Attwell, termine troisième du Tour de Groix, devant plusieurs foilers. Trois dériveurs figurent dans les six premiers. Signal utile : en petit temps, l'écart technologique entre générations de bateaux peut s'effacer ponctuellement.

Vendée Globe 2028 : la fiabilité, angle mort à surveiller

Cinq abandons sur quatorze concurrents lors des 48 Heures, en conditions pourtant estivales : un chiffre jugé inhabituel par l'organisation elle-même, qui rappelle que la casse ne guette pas seulement par gros temps.

Autre trajectoire à suivre : le nouvel IMOCA de Sébastien Simon, mis à l'eau en août 2026 soit quelques semaines à peine avant le Défi Azimut, qui bouclait sa première course et en tire un potentiel jugé prometteur, malgré l'inexpérience logique du duo.

Au terme de cette semaine lorientaise, la hiérarchie est nette : MACIF Santé Prévoyance et Sam Goodchild abordent la Route du Rhum, puis la préparation du Vendée Globe 2028, en position de favoris désignés. Ambrogio Beccaria restant le poursuivant le plus crédible, mais pas encore le plus complet. 

Rendez-vous fin novembre, à l'issue de la Route du Rhum — première course en solitaire pour la plupart des skippers depuis cette rentrée, et donc premier vrai test de fond — pour en savoir davantage sur les forces réelles en présence : la route vers le Vendée Globe 2028 est encore longue, et rien n'est écrit.

Sam Goodchild à la 9e place de la course | Finish recap | Vendée Globe 2024

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