01 Janvier 2021 - 07h21 • 30998 vues

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Pour son cinquième Vendée Globe et avant son septième passage du cap Horn, Jean Le Cam conserve toute sa verve malgré des conditions très particulières cette année dans le Pacifique. Le skipper de Yes We Cam! devrait être dans les temps de son premier passage (en tête) lors du tour du monde en solitaire 2004 (56j 17h 13’).

 

« Là, ça avance, c’est clair ! Benjamin (Dutreux) est à deux milles. Et moi, je me suis un peu décalé dans le Nord : si on veut dormir tranquille, il vaut mieux en être à une certaine distance. J’arrive à faire une route qui me convient bien parce que le vent va un peu tourner vers la droite.

Chaque passage du cap Horn est particulier, mais cette fois a priori, il y aura de l’air ! Et ça, ce n’est pas terrible. Enfin surtout pour ceux qui vont tenir la vitesse devant, puisque nous, nous aurons moins de vent. Et après, ça rentre par derrière ! Il ne faut pas traîner dans le coin.

L’océan Pacifique, son état dépend des systèmes météo qu’il subit, mais cette fois, on dira que la première partie était tranquille, mais c’était très agité après. Les situations ont été brutales avec ces grandes bascules : un coup, on avait du vent de Sud, un autre, de la brise de Nord ! Ça secoue et c’est un peu chiant… Là par exemple, il n’y a pas la grande houle du Pacifique.

Il y a une douzaine d’heures, on était dans la molle totale… Maintenant, il reste un résidu de houle, mais trois fois rien.  Ce n’est pas une situation habituelle ! Alors qu’il est 4h30 TU, il va bientôt faire nuit ici : je suis encore le 31 décembre… Enfin, je crois ! Parce que ça change tous les jours… Le cap Horn, c’est dans quatre jours environ. S’il y a baston, on va y aller pédale douce.

Bonne année ! »

Jean Le Cam / Yes We Cam!