01 Mars 2021 - 17h47 • 38573 vues

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Dernier concurrent de ce 9e Vendée Globe, Ari Huusela affronte à nouveau des vents faibles au grand large du cap Finisterre. Il est toujours attendu entre le 5 et le 6 mars.

« Ari navigue actuellement  entre deux systèmes dépressionnaires, le premier au Nord de l’Espagne et le second au Nord des Açores. Cette zone de transition appelée « col barométrique » va le concerner jusqu’à mardi soir avant qu’il ne retrouve un vent de Sud un peu mieux établi jusqu’au Golfe de Gascogne. Les dernières 48 heures devraient se dérouler au près avec un régime de vents d’Est liés à un anticyclone qui se reconstitue sur la France » précise Christian Dumard, consultant météo du Vendée Globe.

Le skipper Finlandais a été joint aujourd’hui :

« Ça va, mais je suis un peu fatigué. Je me suis arrêté (faute de vent) la nuit dernière… il a fallu que je me démène pour faire avancer le bateau, donc je ne me suis pas beaucoup reposé. Le vent est un peu revenu et on avance à nouveau à 9/10 nœuds. Je suis à moins de 700 milles de l’arrivée, mais je me bagarre dans des vents faibles et ça va encore durer une paire de jours. C’est un peu frustrant.

Le bateau va bien, tout marche bien à bord. J’ai encore du gasoil et mes hydrogénérateurs fonctionnent, donc je peux utiliser le chauffage autant que je veux. Parce que ça se rafraîchit de jour en jour ! Mon but était de ramener le bateau en bon état, en partie à cause de ma situation financière personnelle… Le côté positif, c’est que s’il y avait un acquéreur, il pourrait partir tout de suite s’entraîner avec le bateau et disputer la Transat Jacques Vabre !

Le bateau n’est pas encore vendu, mais j’espère que ce sera le cas bientôt.  J’ai contacté Arnaud Boisssières pour pouvoir laisser le bateau aux Sables, le laisser entre les mains de son équipe pour qu’il puisse être visité s’il y avait des personnes intéressées. Cali connaît ce bateau pour l’avoir eu entre les mains…

Pour être honnête, le fait d’être dernier me fait sentir encore plus seul ! Cela m’a déjà fait la même impression lorsqu’Alexia a réussi à passer de l’autre côté de l’anticyclone (au large des Canaries, ndr) et qu’elle s’est retrouvée 1000 milles devant moi. Mais maintenant que je me rapproche des côtes, je croise pas mal de bateaux qui font la route entre l’Europe et les Etats-Unis !

Je croise les doigts pour que les petits airs qui vont m’accompagner pendant les prochaines 48 heures soient plus proches de 10 que de 5 nœuds ! Parce que 5 nœuds, ce n’est pas beaucoup… Le truc embêtant c’est d’avoir la mer de face, parce que le bateau tape. Et puis j’aimerais bien avoir enfin du vrai soleil. Cela fait des jours que je n’ai pas vu le soleil ».