16 Janvier 2013 - 20h50 • 2757 vues

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François Gabart et Armel Le Cléac’h, les deux leaders de la flotte, sont actuellement en train de franchir le pot au noir. Ils y retrouvent des cumulonimbus, des nuages typiques de la Zone de Convergence Intertropicale.

Chacun pourra affirmer sans trop risquer de se tromper que le pot au noir n’est pas vraiment le meilleur pote des marins. Ce qui le rend si détestable, ce sont les cumulonimbus que les navigateurs rencontrent lorsqu’ils s’aventurent dans cette partie du globe appelée Zone de Convergence Intertropicale. Il s’agit de très gros nuages qui prennent la forme d’une enclume, pouvant culminer à des altitudes allant jusqu’à 18 000 mètres et dont la base, très noire (qui pourrait en partie expliquer l’appellation pot au noir), se situe à quelques centaines de mètres du niveau de la mer. Des orages très violents peuvent sévir sous les cumulonimbus, avec de fortes averses, de violentes rafales et occasionnellement, de la grêle.

Rien de bien réjouissant à première vue, d’autant plus qu’il est très délicat d’anticiper leur formation dans le pot au noir. En effet, plus la température du sol (de l’eau en l’occurrence) est chaude, plus les cumulonimbus vont se former rapidement. François Gabart a navigué dans une eau à 28° lors des dernières 24 heures, des conditions idéales pour la formation rapide des ces nuages menaçants. De quoi ravir ses poursuivants, à commencer par Armel Le Cléac’h qui a regagné beaucoup de terrain sur le skipper de MACIF… avant de subir ses premiers coups de freins.

Grégoire Duhourcau