21 octobre 2016 - 17h:05 • 9554 vues

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Dix skippers ont visité aujourd’hui le Village officiel du Vendée Globe. Mais pas question de jouer les touristes, puisque ces marins sont de potentiels candidats à l’édition 2020. Ces dix navigateurs ont eu le droit à une visite complète des installations en compagnie de Jacques Caraës, directeur de course du Vendée Globe, avant de déjeuner avec le président de la SAEM, Yves Auvinet.

Alors qu’il reste seize jours avant le départ du Vendée Globe 2016, c’est autour d’un brunch que se sont présentés dix aspirants à l’édition 2020. Parmi les compétiteurs, Yoann Richomme, vainqueur de la Solitaire du Figaro, Amaiur Alfaro, Nicolas Boidevézi, Christophe Bullens, Simon Clay, Jonas Gerkens, Giancarlo Pedote, Norbert Sedlacek, Jonathan Green et Antony Marchand.

Déjà quelques disparités
© Olivier Blanchet / DPPIDans ce petit groupe, différentes catégories se détachent. Nicolas Boidevézi possède sans doute le profil le plus atypique. Inscris à l’édition 2016, Nicolas a dû renoncer au dernier moment par manque de budget. Le bateau était prêt à partir mais c’est la raison qui l’a emporté. Après avoir abandonné à trois mètres du départ, comme il le dit, sa motivation d’être aligné en 2020 n’en est qu’accrue. «On ne peut jamais être sûr de rien mais normalement je serai au départ de la prochaine édition du Vendée. Les partenaires qui s’étaient engagés avec moi dans l’aventure me renouvellent leur confiance », confie Nicolas, ex-propriétaire de Spirit of Yukoh. «Nous allons essayer de racheter un bateau dès la fin la course pour participer au circuit IMOCA jusqu’en 2020. Cette fois nous allons construire un projet intelligent, tourné vers l’humain et les nouvelles technologies. J’ai pour objectif de bien figurer. La régate est une des fibres qui permet de raconter une histoire hors norme.»

Si Nicolas Boidevézi, Anthony Marchand et Yoann Richomme souhaitent s’aligner au départ avec de réelles ambitions sportives, ce n’est pas le cas de tous. Amaiur Alfaro présente un projet assez proche de celui de Sébastien Destremau : l’aventure ! Le Basque souhaite boucler un tour du monde sur un IMOCA de 1998, déjà en sa possession.  «Comme Nicolas, je voulais prendre le départ du Vendée Globe 2016 mais j’ai reçu mon bateau trop tard. J’aimerais arriver en 2020 avec un gréement amélioré et un projet tourné vers les énergies renouvelables », avoue Amaiur Alfaro. «Je pars pour l’aventure. Mon but sera de terminer le Vendée Globe.»

© Olivier Blanchet / DPPILors de cette journée express, les prétendants à l’édition 2020 ont pu découvrir l’organisation et les moyens mis en œuvre pour faire vivre la course ainsi que les spécificités sportives de l’Everest des mers. Une rencontre avec les skippers 2016 était organisée en fin de journée. Un retour d’expérience très utile pour ces éventuels futurs participants.

 

Guillaume Daumail / M&M

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