01 Novembre 2016 - 16h05 • 16842 vues

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Seul ancien vainqueur (2005) au départ de ce 8e Vendée Globe, Vincent Le Terrible pourrait bien, une fois de plus, faire parler la poudre ! Bien sûr, le skipper de PRB sait qu’il va concourir contre des machines volantes plus rapides à certaines allures, mais il sait surtout que son bateau est largement éprouvé et qu’il le connaît sur le bout des doigts. Attention sérieux client au graal…

Avec déjà trois participations à ton actif en 2004, 2008 et 2012, pourquoi y retourner une quatrième fois ?
« Ma passion, c’est la course au large en solitaire. Le Vendée Globe, c’est ce qu’on peut faire de plus extrême et de plus extraordinaire dans cette discipline, c’est pour ça que je suis encore là. J’aime beaucoup cette course, j’y ai vécu les grandes pages de ma carrière sportive. »

Que penses-tu du plateau de skippers et de bateaux cette année ?
« Dans sa composition, il est assez semblable à tout ce qu’on a pu voir dans le passé. Dans les proportions, cette année, il y a 10-12 bateaux qui viennent pour le sport, pour la gagne, les autres viennent aussi pour l’aventure. Il y a un beau plateau, les meilleurs coureurs au large sont là. Il y a certes 10 © Benoît Stichelbaut / PRBnationalités, c’est vraiment bien, mais les potentiels futur vainqueurs, on en a beaucoup moins. Heureusement qu’Alex Thomson est fidèle ! Ca va être une super édition. D’avoir 29 bateaux, pour la fête, c’est incroyable. Plus il y a de monde, plus ça amène de l’effervescence autour de cette période aux Sables d’Olonne. Il y a plein de gens qui connaissent bien leur bateau, il n’y a pas que moi. Ca fait longtemps que je navigue avec le mien, mais on l’a beaucoup fait évoluer, presque chaque demie saison. Il y en a d’autres qui maitrisent parfaitement. On est peut-être 5-6 à avoir eu la chance de beaucoup naviguer avant le départ et donc d'avoir fait beaucoup de milles. »

Et les foilers ? C’est le suspense de l’édition ?
« Oui ! On attend certaines surprises pour les foilers. Nous, marins qui surveillons ça de près depuis longtemps, on sait que la météo sera la seule décideuse de notre sort. Ce sera un paramètre encore plus important cette année avec les foilers. Avant les mers du sud, ce sera sûrement décisif. C’est toujours l’inconnu avant le Vendée Globe, ça fait partie du jeu, ça va être intéressant. On sait bien que des deux côtés, il y a des risques importants. Moi j’ai pris le risque de ne pas bouger, de ne pas mettre des foils, on verra dans trois mois qui a eu raison ! »

Propos recueillis par Olivia Maincent / M&M