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Vacations : objectif Cap-Vert

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Tanguy de Lamotte, Initiatives Coeur
"Le vent est plus faible là où je suis. C’est vrai que je suis un peu à la limite. Mais je ne sais pas si les autres ont plus de vent. J’ai décidé de changer dans la nuit et mettre le grand gennake. Je suis assez content. La direction du vent est plutôt Nord que Nord-Est donc ça contraint ma route. J’ai doublé des bateaux. Le mien est en bon état. Je suis parti un peu la poignée en coin. Je vais faire attention maintenant. Je suis heureux d’être là. On est au large des Canaries en 6 jours. Il faut toujours prendre soin de soi sinon on fait des bêtises. Il a fallu être tout de suite dans le match donc j’ai pioché dans les réserves comme tout le monde. .J’ai bien récupéré cette nuit. Je savais que ça allait être possible J’ai fait exprès d’être dehors les premiers jours et de moins dormir. Je suis en forme. La vie à bord est différente comparée à la précédente édition mais la différence vient surtout des bateaux autour. Ils ne sont pas loin. Là je suis plus dans le rythme de la course. Ça change le mode de vie. J’ai réussi à m’adapter au bateau et j’en suis content. J’ai un bon matelas, un bon siège de veille. Il y a juste plus de bruit. Je me suis bien préparé pendant trois ans, avec Sam Davies. Elle m’a apporté plein de petites astuces. On a travaillé pour améliorer le bateau et le rendre fiable. C’est une récompense que le début du Vendée se passe comme on le voulait. Ce matin j’ai fait un p’tit live sur BFM, hier j’ai envoyé une vidéo. On a le temps pour le faire et les systèmes se sont simplifiés. Ça me prend moins de temps de faire la même chose qu’il y a quatre ans. Aujourd’hui je vais en faire une autre pour l’astronaute Thomas Pesquet. On va mettre en parallèle nos modes de vie.
On m’envoie un mail pour savoir le nom de l’enfant qui peut être sauvé à chaque multiple de 12 000 euros. Je vais faire une vidéo clin d’œil pour remercier tous les internautes qui cliquent et tous les visiteurs du village qui ont été très généreux. C’est génial de voir qu’on peut continuer de progresser. Cette solidarité est incroyable. Ces enfants-là n’ont pas choisi d’avoir un cœur malformé, c’est important de les aider."

 

Conrad Colman, Foresight Natural Energy
"Même si je n’ai pas de foils, le bateau volait dans tous les sens. Actuellement je suis sous spi, et ce, depuis que je me suis échappé de Madère hier soir. Les conditions sont belles. J’étais bien content de quitter l’archipel car les conditions locales n’étaient pas favorables. Les montagnes ont aspiré le vent. J’ai passé presque toute la journée en contact avec la terre. Je n'avançais pas très bien.
Ce n’était pas le choix stratégique à faire. En approche de Madère j’ai vu que je n'avais pas le vent pour passer par le nord donc j’ai pris le chenal.
Je suis très content de la flotte. Je suis entouré de bateaux beaucoup plus neufs que le mien. C’est mieux que ce que j’attendais. Maintenant ça va être difficile car c’est la ligne droite à pleine vitesse vers le Cap-Vert. J'espère que je vais avoir assez de puissance pour rester. avec eux.
Ça donne un peu le vertige de se dire qu'on est sur le Vendée Globe. Et pourtant je suis bien content de vivre tout ça. Même si je pousse le bateau à fond, je suis vraiment en train de profiter aussi. Tout va bien actuellement. Le bateau était bien préparé. J'ai une trajectoire Ouest pour éviter le dévent des Canaries et aller le plus à l’ouest possible pour le Pot-au-Noir. Même si il est à plus de 1000 milles. C’est quelque chose qui se prépare en amont. Mieux je serai placé et mieux ça sera."

Vincent Riou, PRB
"Ah ben ça se passe pas mal. On ne va pas se plaindre. C’est humide et engagé. Il faut s’occuper un peu de bateau. Les conditions sont comme j’imaginais. Il faut que je tape un peu dedans pour suivre les foilers. Je ne pensais pas les tenir autant. Je me doutais bien que allait être compliqué pour tous le monde. Je ne suis pas le plus rapide mais j’essaye d’avoir une bonne moyenne. C'est ce qui est important. Quand Armel prend la barre on sent qu’il accélère. La route est longue. Il faut trouver une routine. Pour le moment je suis bien toilé. On a tous nos choix de voiles, ça reste un enjeu. On a beaucoup travaillé ce point chez PRB. C’est un peu de tout qui fait qu’aujourd’hui le bateau avance pas mal. C’est tous les petits travaux qu’on a fait à droite à gauche. C’est aussi un bateau qui a ses défauts. Il faut faire au mieux. Il faut gérer. J’essaye de faire au mieux. Je suis convaincu que le Vendée se joue d’abord dans la gestion des hommes et du materiel. Avant de gérer le pot-au-noir, il y a le Cap-Vert, donc on verra après. Soit on passe dans le Cap-Vert soit à l’Ouest. Pour le pot-au-noir je pense que ça va être propice aux foilers. Ça devrait continuer à aller vite. Je commence à me reposer. J'ai connu des débuts de Vendée Globe plus cools. Je suis en train de faire ce qu’il faut. Mais c’est pas mal. L’émisphère Sud a l’air propice à la vitesse."

Armel le Cléac’h, Banque Populaire VIII
"Ça se passe bien. On fait route ensemble depuis hier avec Vincent (Riou). C'est pas mal d'avoir un repère en vitesse. La route est encore très longue. C’est toujours intéressant d’avoir des conditions rapides. C’est un bon compagnon de route. Là j’ai le gennaker et un ris dans la grand-voile. Le vent va forcir dans la journée, de bons alizés entre les Canaries et le Cap Vert. Je n'ai pas trop barré aujourd'hui. Il faut trouver les bons réglages pour aller vite. Les conditions sont rapides, au portant."

Eric Bellion, COMMEUNSEULHOMME
"Hier, journée un peu difficile. Tout va bien à bord, mais beaucoup de fatigue. J’ai pas mal galéré avec les grains. Je commence à peine à rentrer dans ma navigation Hier, je n’avais pas beaucoup le moral. Plein de doutes. J’ai enfin ouvert les yeux sur mon aventure sur le bonheur que je suis en train de vivre. C’est un peu les deux. Je suis sur une machine que j’apprends à découvrir. C’est comme si j’avais une moto GP et que je l'avais mise en mode mobylette. Le fait d’être ans une course, tu as forcément des comparaisons qui arrivent ; C’est compliqué d’être bien à sa place. J’ai eu du mal suite à l’émotion du départ, suite à la fatigue. J’ai mis les choses au point avec moi-même hier Je me parlais dans le cockpit. Au moment où j’ai fait ça, j’ai commencé à observer mon bateau, la mer. J’ai choqué les écoutes. E bateau s’est libéré et a accéléré. Pour la première fois j’ai accéléré et en plus j’ai dormi. Niveau alimentation je mange bien, je commence  prendre du plaisir à manger. Au début c’est un geste automatique. C’était juste une espèce de boule au niveau de l’estomac. Ça va bien de coté là, j’ai déjà faim pour tout à l’heure."

Fabrice Amedeo, Newrest Matmut
"Ça va très bien. Tout se passe très bien. J’ai un peu galéré dans les hautes pressions de Madère. Je m’en suis dépêtré hier soir. Depuis hier soir je suis babôrd amure. Je file vers le sud. J’ai touché les alizés. Il ne fait pas très beau, il y a des grains. Le vent varie beaucoup. Il faut faire un peu de pilotage quand il y a du vent fort. Mais sinon tout va bien. J’étais assez épuisé hier soir car il y avait du vent mou en bordure de l’anticyclone des Açores. J’ai pu dormir 3h. Quand j’ai passé Madère j’ai branché mes alarmes, je n’ai pas mis de réveil et j’ai dormi quatre heures de suite. Je ne barre pas beaucoup car le pilote est très efficace. En revanche il faut être beaucoup sur les réglages. Quand le vent est mou, on se traîne donc il faut border les voiles et quand on a du grain il faut choquer et régler le gennaker le plus proprement possible. Ce n’est pas de tout repos. Mais par rapport au début de course que j’ai trouvé difficile avec le golfe de Gascogne, le cap Finisterre, là on a moyen de dormir.  On est quand même au large, on peut prendre un peu de temps pour soi. Après cette vacation j’irai prendre ma première douche et ça fera beaucoup de bien. Il fait frais sur le pont, on est en short t-shirt, mais il commence à faire très chaud à l’intérieur. Dès qu’il faut bouger comme pour le matossage ça devient pénible. Quand on dit douche, je vais laisser traîner un seau. Et me le verser dessus. Je suis très heureux en mer. Je participe à un évènement légendaire. Je ne compte pas les jours. Je profite de chaque instant. Il y a plusieurs paquets qui se sont formés. J’ai Bertrand de Brock et Louis Burton juste devant moi, à une dizaine de milles. Il y a aussi Kojiro pas loin. Conrad Colman et Arnaud Boissière également. Ça donne de l’intérêt à la navigation. Là maintenant c’est assez rectiligne jusqu’au pot-au-noir. J’ai commencé à regarder. La principale difficulté c’est que je suis un peu trop Est à mon gout. Dès qu’il y a du grain je glisse dedans pour me décaler vers l’Ouest. Il n’y a pas de monotonie. C’est assez agréable. Rien ne me manque. Mon avitaillement est de qualité. Je me suis préparé une petite tartiflette que je m’apprêtais à manger après cette vacations. Hier j’avais un saucisson aussi qui était terrible."

Rich Wilson, Great American IV
"Je vais bien et le bateau va bien. Nous avons fait plusieurs changements de voile ce matin. Je suis passé sous petit gennaker. Je pense que le bateau va plus vite avec. Le ciel est bleu, c’est un bon jour pour la navigation.
Je n’ai pas beaucoup dormi les premières nuits avec les petites tempêtes dans le golfe de Gascogne. Je n’ai pas dormi pendant trente heures. La bateau allait très vite. C’était difficile. Maintenant ça va mieux. C’est difficile aussi avec le cap Finisterre, avec le règlement pour les cargos. Il y a beaucoup de choses sur la route. Il n’y aura pas de changements de voiles avant plusieurs jours. J’ai passé le pot-au-noir 11 fois je crois dans ma carrière. C’est toujours un problème, il est toujours différent. J’espère que ça sera plus facile que les autres fois. C’est toujours bon d’être sur la mer.  J’ai vu des dauphins. Mais je suis fatigué de ce matin."

Enda O'Coineen, Kilcullen Voyager-Team Ireland
“Nous faisons du tourisme du côté des Canaries et des côtes africaines. J’ai une résidence secondaire sur Lanzarote et je voulais voir ce qui s’y passe. J’ai eu une nuit assez dure. La voile de tête l’A3 s’est déroulée et cela m’a pris du temps. Ensuite j’ai cassé un ris. L’autre incident du jour est arrivé quand j’étais sur le pont avec la voile. J’avais mis de l’eau à chauffer et je l’ai laissé trop longtemps. Je me suis retrouvé avec un petit incendie à bord, mais ce n’était pas trop sérieux.”

Message du bord : Alan Roura, La Fabrique
"Je ne sais déjà plus quel jours on est, ni depuis combien de temps je suis en mer. C'est surement une bonne chose, c'est que j'y suis bien ! Il n'y a pourtant pas une minute sans que je pense à ce matin du départ. Voir mes amis, ma famille, ma femme pour la dernière fois, avant un bout de temps ! Ce que l'on fait n'est pas humain, mais c'est tellement excitant. Tout ça pour dire que vous me manquez tellement. Je vois vos messages, photos qui sont dans la cellule de vie du bateau. Il y a tellement de chose que j'aurais voulu vous dire avant de prendre la mer. Je ne serais pas ici sans vous. La nuit a été compliquée, j'ai beaucoup perdu, peu de vent, et beaucoup de grain encore une fois...
Maintenant j'attaque j’ai récupéré des conditions correctes, avec un 15 nœuds de vent, enfin ça dépend. J'ai laissé jouer Eric au Large, on verra bien ce que ça donne. J'ai envie de naviguer proprement me faire plaisir. Les autres se sont envolés et ça me gave ! Il faut qu'au pot-au-noir ils soient tanqués, ce qui ne semble pas être le cas. Ça reste un jeu, la course est encore longue, très longue. Ça sent les alizés tout ca... Je ne sais pas si c'est la chaleur mais je n'arrive pas à manger normalement, je dois me forcer à manger mes deux plats par jour. Le bateau va au top, j'ai juste dû aller mettre un coup de clefs à molette sous la butée du pied de mât qui avait bougé de 1mm, rien de grave.
J'ai tellement de chance d'être là, en plein Vendée Globe. Il y a 3 ans c'était la mini, et je rencontrais la femme de ma vie. Je ne suis pas premier mais pas dernier ! Je suis à 90% de ma belle Bigoudène, je sais que je suis sensé être à 100% mais la route est encore bien longue. Le gros souci..... J'ai perdu un seau, donc pour chier, la vaisselle et la douche c'est le même. Ummmm du bonheur. Sinon c'est musique à donf, je me suis fait mon premier matossage, bah.... sympa le bordel. Déplacer tout le merdier d'un bord à l'autre, je vais vous dire, j’ai perdu 2kg.
C'était Alan a bord de la plus belle des bigoudènes."

 

 

 

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