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Vacations : prendre le bon train

Photo sent from the boat Bastide Otio, on November 22nd, 2016 - Photo Kito de PavantPhoto envoyée depuis le bateau Bastide Otio le 22 Novembre 2016 - Photo Kito de PavantbonjourLe moins que l'on puisse dire c'est que c'est laborieux !!!!je suis coll

Jean-Pierre Dick, StMichel-Virbac
"Je connais un anticyclone de Ste Hélène. Il n’y a vraiment pas beaucoup de vent. On en a fait l’expérience cette nuit avec les pires moyennes que je n’ai jamais faites en IMOCA : 2 nœuds. II y a une mer présente qui rend les choses délicates, les voiles battent. Il y a un côté un peu énervant. Pas besoin de ça pour me rappeler que mes petits camarades sont à plus de 1000 milles devant. Il faut être zen. Il faut prendre de la distance par rapport aux choses. On va attendre qu’une nouvelle dépression arrive. Aller chercher ça dans le Sud. Normalement aujourd‘hui du vent d’Ouest devrait nous faire progresser vers le Sud. A partir de là on va commencer les choses plus sérieuses. Je n’ai pas bien regardé le dernier pointage. Moi ma stratégie c’est de sortir par le Sud, quitte à perdre du temps. J’espère récupérer plus tard. Aujourd’hui je ne vois pas d’autre sortie que celle-là.  J’espère retoucher du vent dans 3 ou 4 heures. Il y a une ligne de nuages qui va être douloureuse à passer et j’espère qu’après on aura du vent assez établi. Les marins doivent savoir faire abstraction. Il faut qu’on soit des machines, laisser nos émotions de côté. Il faut se dire qu’il y a toujours pire. Mais en termes de passage à niveau ou de malchance, on a tout cumulé."

 

Jordi Griso, Team Manager One Planet One Ocean
"Didac sort du Pot au noir, il a déjà du vent du Sud. Il ne peut pas faire le bon cap mais il va pouvoir basculer dans les prochaines heures. Il s’est arrêté un peu, il en a profité pour plonger un peu car il avait traversé une zone d’algues. Il a pris des algues a plusieurs reprises dans les safrans. Il a un baton pour enlever les algues car ce sont les safrans sous la coque, pas dans le miroire derrière. Il y en avait aussi qui étaient coincées dans le sail drive, dans l’hélice. Ça provoquait des vibrations très fortes. Par deux fois il a dû s’arrêter et faire face au vent pour faire marche arrière et décoincer les algues. Il y est arrivé mais il y avait encore une vibration qui l’inquiétait. Quand il a été vraiment arrêté il a plongé et il a vu qu’il restait des algues. Le problème est solutionné. Il n’est jamais resté scotché dans pot au noir. Il est déjà dans l’alizé du Sud-Est. Normalement le vent devrait forcir doucement. Moralement, il est toujours content d’être en course. En plus, il commence à regarder un peu devant,  avec un bateau à 300 milles, ce qu’il ne faisait pas avant. Ça aide d’avoir quelqu’un à portée. Il a toujours envie de regarder les classements. Ça lui donne un esprit de compétition. D’essayer de faire mieux à chaque manœuvre et être au maximum performance. Il est content de voir que les écarts raccourcissent. Il pense rejoindre le système météo de ceux de devant. Il y a toujours des options sur le long terme avec les bateaux de même génération que le sien. Il y a toujours des petits soucis de communication, pour la météo, d’électronique, qui sont logiques après la foudre et l’inondation. Mais il est capable de les résoudre. Le potentiel du bateau est le même que le jour du départ. C’est une bonne nouvelle pour attaquer les mers du Sud dans à peu près une semaine."

Nandor Fa, Spirit of Hungary 
“Il fait chaud ici, même si pas aussi chaud qu’à l‘équateur. J’ai un vent d’ENE d’environ 9 nœuds et sous grand’voile et code 0, le bateau avance à 8-9 nœuds. Cela devient très compliqué – devant nous il y a un gros anticyclone et il est difficile de savoir de quel côté passer. Mais en fait, c’est assez simple comme problématique. La route vers le sud est carrément barrée ! Il va falloir aller vers le sud-est aussi longtemps que possible. Mes fichiers me disent qu’un vent faible soufflera demain, ce qui nous permettra éventuellement d’avancer. Au moins le vent devrait être plus stable. Cela dit, je suis heureux à bord du bateau et content avec la météo. Le moment où j’avance, je suis heureux!”

Morgan Lagravière, Safran
"On est un peu en train de faire la course pour essayer de descendre le plus loin possible vers le sud-Est. Le plus fort possible avec le meilleur angle possible. Dans ce cas de figure, plus t’es devant et plus tu vas vite. Toute notre petit groupe a pu en profiter pour allonger la foulée et faire des milles par rapport à ceux de derrière. Vincent (Riou) et Jérém (Beyou) ont été dépassés par le front. Le plus dur est passé en termes de vent et le mieux est passé en termes de distance par rapport au but. Etre en avant du front permet surtout d’avoir le meilleur angle. Derrière la mer est vraiment désordonnée. On peut mettre du charbon plus facilement. Là étonnamment, même devant le front ce n’était pas agréable. Difficile d’exploiter les bateaux à 100%. Mais c’est toujours mieux que derrière où la trajectoire est changée, où on est plutôt face à la mer qu’avec la mer."

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