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Vacations : Stéphane Le Diraison "C'est dur à digérer"

Stephane Le Diraison (FRA), skipper Compagnie du Lit - Boulogne Billancourt,  training solo off Belle-Ile on his way to Les Sables d'Olonne for the Vendee Globe, on october  6, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeImages aériennes de Stepha

Stéphane Le Diraison, Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt
« Quand je casse, quand je rate une manœuvre, j’assume. Mais là, c’est dur à digérer. Il y avait 25-26 nœuds de vent, je naviguais prudemment, avec deux ris dans la grand-voile. Et le bateau est parti dans un surf, j’ai entendu un crac, je pensais que c’était un outrigger. Je suis sorti en urgence prendre la barre, et là j’ai vu que je n’avais plus de mât. L’explication, c’est un loop (boucle d’accroche) de bastaque qui a lâché. Le mât s’est brisé en deux morceaux. Au milieu de la nuit avec de la grosse mer, le mât tapait, les voiles étaient à l’eau. Je me suis battu pour ne pas avoir de trous sur le pont, les barres de flèche frottaient, c’était l’enfer. Je me prenais des déferlantes… J’ai du coup tout abandonné à l’eau comme la grand-voile, le gréement. J’ai mis le moteur, je me suis reposé deux heures, j’ai mangé, là je vais m’occuper de la bôme… et mettre le tourmentin sur ce bout de mat de 7 mètres. Je vais rejoindre Melbourne. »

Louis Burton, Bureau Vallée
« Ma table à cartes est sous le vent parce que j’ai empanné et comme je dois faire de la stratification au vent, j’ai encore laissé du matériel sous le vent. Avec le bord rapide tribord, le système de ballast s’est fragilisé, du coup j’ai du faire une strat’ depuis le fond de la coque. Mon puits de dérive bâbord a aussi souffert. Un peu d‘eau rentrait, et j’ai stratifié. Et puis, surprise ce matin, j’ai trouvé deux chandeliers arrachés… C’est peut-être la force de l’eau où un choc avec quelque chose. Mais ca y’est, j’ai fini."

Du vent à venir
"La dépression a fini par me doubler, c’est celle que Thomas Ruyant rencontre est en ce moment. J’ai empanné dans la transition, j’ai eu un peu de molle, du coup j’ai pu réparé. Maintenant, j’ai 20 nœuds d’ouest-nord-ouest. On a eu pas mal de pépins au fur et mesure des milles parcourus, mais pas de gros souci majeur… J’ai réussi a réparer les choses au fur et a mesure, j’ai enchaîné 4 quarts de sommeil de deux heures donc je suis plutôt en forme. Je suis content, j’ai passé la mi-course, c’est fini les conneries, je rentre ! Ca va forcir bientôt, entre Hobart et la Nouvelle-Zélande, dans 300à 400 milles, il y aura une quinzaine d’heures avec un régime de rafales fortes. Dans 36 heures, ce ne sera pas simple. »

Jean Le Cam, Finistère Mer Vent
« On est dans le front chaud, on a la chance d’être pile-poil en timing juste en avant de la dépression donc avec de la mer plate, et je vous annonce une grande nouvelle je viens de passer en ouest !
Dans la série des « indisables » j’en ai une belle. Il y a un tuyau qui fait pompe à l’arrière. Pratique, jusque-là tout va bien… Je me rends compte qu’il y avait de la flotte, j’éponge, deux heures après encore de la flotte. Je commence à me dire que j’ai un problème de safran. J’arrive à pomper, à vider. Et en fait j’avais oublié de fermer le robinet ! C’est le même coup, que le bain qui coule chez le voisin… Au père Noel, je lui demanderai bien de faire un beau bord de reaching à 120° du vent avec Hugo Boss avec ses foils. On verra à l’arrivée… 
»

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