Actualité

Vacations : Des hauts et des bas

Sailing onboard images of the IMOCA boat St Michel - Virbac, skipper Jean Pierre Dick (FRA), during his journey to the Vendee Globe start, off Belle Ile in South Brittany, on October 13th, 2016 - Photo Jean-Louis Carli / AFP / DPPI / Vendée Globe

Images

Armel le Cléac’h Banque Populaire VIII

« La situation est compliquée. Ce n’était pas la bonne semaine pour jouer au loto (rires). J’avais une bonne avance au cap Horn mais depuis je subis les phénomènes météo. La barrière anticyclonique est devant l’étrave de Banque Populaire. Elle me barre la route et ça revient derrière. Les 800 milles d’avance sur Alex Thomson se sont vite réduits à pas grand chose. Pas de chance mais c’est le jeu de la course au large et il faut faire avec. Je reste positif.

© Olivier Bourbon / M&MJe suis rentré dans la zone de vent faible hier soir. J’espère en sortir demain et attraper du vent plus stable pour m’échapper de cette zone compliquée. Il faut avancer et se concentrer sur la météo à venir pour trouver le bon chemin jusqu’aux alizés brésiliens. L’objectif est de rester devant. L’anticyclone n’est pas simple à traverser. Il y a souvent des différences entre les fichiers de vent et la réalité sur l’eau. Il peut y avoir des trous de vent, difficile de cerner tout ça. J’espère avoir plus de réussite dans les prochaines heures. Alex butera lui aussi dans l’anticyclone et nous verrons quels seront les écarts dans quelques jours. Nous ferons les comptes !
 
J’ai inspecté le bateau, le pont, l’intérieur, peut-être que je vais monter dans le mât. J’ai aussi vérifié la quille. Le temps calme donne aussi l’occasion de faire le ménage, de ranger. Je vais passer en mode été. Il faut préparer le bateau pour les conditions de près que nous allons rencontrer.
»

150416- Entrainement en solo au large Lorient pour le monocoque 60 pieds IMOCA Banque Populaire VIII, Skipper, Armel Le Cléac'h.

Vacation de 12h avec Armel LE CLEAC'H

 
Current Time 0:00
Duration Time 0:00
 

Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) :

Pris au piège
« Aucun fichier n’avait prévu cette bulle sans vent qui a émergé. Ça a été un peu l’horreur. J’ai passé ma journée dedans. J’ai perdu 12h et au moins 100 ou 150 milles sur Jérémie (Beyou) mais aussi sur Yann (Eliès) et Jean (Le Cam). C’est un peu décevant et rageant de se faire piéger comme ça. C’est la vie. Le bateau est reparti, je vais me concentrer sur la trajectoire pour aller jusqu’au cap Horn, que je devrais franchir demain matin. Ca va aller vite, il ne faudra pas faire d’erreur. Il y aura du vent, facilement 30 nœuds. Rien de monstrueux mais quand même impressionnant.
Ce matin je me suis fait cueillir par un grain alors que j’étais peinard dans mon lit. Il y avait 20 nœuds et c’est passé brusquement à 30. C’est toujours désagréable de se lever et de devoir aller dehors au pied levé sans être habillé.
»

A propos de son 5e passage du passage du cap Horn  
« Il y a toujours une émotion particulière au Horn, c’est un cap mythique. C’est même LE cap. Il est très stratégique et sépare deux océans. Après un mois dans le froid, j’ai hâte que cette partie se termine. Cela marquera une forme de délivrance. Je quitterai la navigation engagée pour trouver quelque chose d’un peu plus « normal ». Ce sera la cinquième fois que je passe le cap Horn car je l’ai déjà passé deux fois dans le Vendée Globe et deux fois dans la Barcelona World Race. »
 

Sailing aerial images of the IMOCA boat St Michel - Virbac, skipper Jean Pierre Dick (FRA), during a solo training strong wind for the Vendee Globe, off Belle-Ile in South Brittany, on September 16, 2016 - Photo Yvan Zedda / St Michel-Virbac / Vendée Glob

Vacation de 10h avec Jean-Pierre Dick

 
Current Time 0:00
Duration Time 0:00
 


Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) :

Dans le Top 10 du Vendée Globe
« Je n’ai jamais imaginé être dans le top 10. Ce n’était pas un objectif et ce n’en est pas un. Je suis très content de ce classement mais je ne suis pas dupe. Dans le Sud, il n’y a pas vraiment de classement. Nous sommes tous là pour ramener le bateau de l’autre côté du cap Horn, et après la course pourra reprendre. Dans le groupe de cinq, il y a de super bons marins. Je connais la valeur de ces gars là. Ca donne envie de se défoncer pour bien faire marcher le bateau. Etre devant eux ça veut dire que je fais bien mon métier de marin. Mais je ne vais pas me mettre de pression supplémentaire car je suis devant et eux derrière. Je cherche à naviguer en harmonie avec mon bateau. Je vais essayer d’accélérer quand je peux et de tempérer quand il le faut. »

La confusion des sentiments
« Je me sens très bien en mer. Je suis en train de me dire qu’il ne faut pas que j’arrive trop vite car je veux profiter. J’ai la chance incroyable de vivre un Vendée Globe. Hier j’ai passé 1h30 assis à regarder le vol des albatros au soleil couchant. On a des conditions difficiles ces derniers jours mais le Sud nous a donné deux couchés de soleil à couper le souffle. Evidemment je suis trempé, tout est mouillé à l’intérieur… Mais je veux savourer ce moment. La terre me manque un peu, la solitude est extraordinairement présente. A un moment, je vais avoir envie que cette solitude cesse car ces bateaux sont compliqués, les conditions le sont aussi. On se fait des cheveux blancs… »

Eric Bellion (COMMEUNSEULHOMME)

Vacation de 12h avec Eric Bellion

 
Current Time 0:00
Duration Time 0:00
 

Didac Costa (One Planet One Ocean) :
« J'ai navigué une douzaine d’heures avec un vent de 20 à 40 nœuds de face, ce n’était une situation habituelle des mers du sud et le bateau tapait beaucoup, il encaissait chaque vague. Le bateau souffre avec ces conditions et le marin avec. J’ai eu des soucis avec la barre et plus précisément le safran tribord. Le bras en carbone qui relie la barre au pilote est à nouveau solidaire mais je ne sais pas si la solution est temporaire ou définitive. Je verrai cela quand le vent se renforcera et que le système sera davantage sollicité. »

 

 

 

Snap code

Retrouvez-nous sur Snapchat
vendeeglobe2016