Un jour, un livre...

La malédiction de la Rainha Filipa

Photo sent from the boat La Fabrique, on January 1st, 2017 - Photo Alan RouraPhoto envoyée depuis le bateau La Fabrique le 1er Janvier 2017 - Photo Alan Roura

« En mer, l’horizon est parfois un éblouissement. Au bout du regard, le ciel est si pur qu’il se confond avec l’extrémité de la mer, l’immensité devient infinitude et transparence, on a l’impression d’être suspendu dans le vide du cosmos, comme détaché de la planète qui supporte l’océan. Ce phénomène, qui conduit au vertige, survient souvent après une averse de pluie ou un grain qui a emporté avec lui tous les nuages. Leur passage semble avoir lavé l’atmosphère, elle est alors totalement pure, il n’existe plus de véritable couleur, tout est pâle et limpide. Il arrive aussi que ce prodige survienne certaines nuits, quand la lune est blafarde ou rousse et que la surface de l’océan est peu agitée. Là, ce n’est pas la transparence qui frappe, mais l’étrange manteau bleu et orangé qui enveloppe le monde inconnu dans lequel on s’aventure. La voûte céleste se reflète à la surface de l’océan, chacune des milliards d’étoiles du cosmos adopte le dos d’une vague pour voyager, se laisse bercer et caresser par l’agitation de l’onde. Et la mer est ainsi parsemée d’étoiles jusqu’à l’horizon qu’on devine dans le flou de la nuit. On a alors le sentiment d’avoir pénétré l’intimité de l’infini. »

 

Extrait par DBo. du livre de :

Gérard Janichon - La malédiction de la Rainha Filipa - Éditions Arthaud

 

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