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Vacations : Fabrice Amedeo "Le moral est très bon !"

Newrest - Matmut, skipper Fabrice Amedeo (FRA) at start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe

Newrest - Matmut, skipper Fabrice Amedeo (FRA) au départ du Vendée Globe, aux

Yann Eliès, Queguiner-Leucémie Espoir

"Ça va un petit peu mieux, mon Jeannot s’est calmé un petit peu dans mon Sud-Est, il s’est pris 3 nœuds dans la vue au dernier classement, donc ça ce n’est pas mal. On se rapproche grandement de l’arrivée dans la joie et la bonne humeur pas comme notre ami Beyou. Nous, tout se fait dans la joie et la bonne humeur. On va avoir des conditions un peu musclées jusque dans le golfe de Gascogne et ensuite on fera du près. Les routages me font aller du côté de Belle-Ile, entre Belle-Ile et Groix, ça a l’air d’être le schéma classique de l’arrivée cette année. On va passer dire bonjour à la maison avant de rentrer aux Sables. C’est dur en même temps parce que on peut presque faire coucou aux enfants mais c’est aussi sympa de longer la côte comme ça. De se dire qu'on a réussi à faire un Vendée Globe, justement parce qu’en entraînement, en course ou en croisière on a longé ces côtes maintes fois en large et en travers. J’espère qu'on aura un peu de visibilité à certains moments et on va se remémorer les bouées, les phares. Il y a pire comme endroit ! Tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie, tout est possible. Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont deux à avoir franchi la ligne, on se doute que Jérémie va faire troisième, s’il sort les rames et les palmes pour rallier la ligne d’arrivée. Le plus probable, c’est que ce soit Jean-Pierre, moi et Jean dans cet ordre là ! Il reste encore 1200 milles, donc on va s’accrocher et on verra bien."

Attention trafic !

"On est obligé par la force des choses d’être un peu plus vigilant, il y a énormément de trafic, en ce moment j’ai 4 cargos à l’AIS, ils font route inverse à moi. On a des vitesses de rapprochement très rapides et faut rester super vigilant. Il y a du match, donc on est plus proche du mode Figariste que du mode tourdumondiste. Il va falloir faire de plus en plus attention en se rapprochant de la terre, avec du trafic, du courant, des bateaux de pêche et ensuite des cailloux. Il faut garder un petit peu de jus pour ces parties côtières où de toute façon on ne pourra plus dormir. Pour l’instant ça glisse plutôt sans effort, de temps en temps il faut donner un coup de main au pilote, pour redresser la barre. Je tiens le rythme, mais faut pousser parce que le Jean-Pierre il ne mollit pas."

Température en baisse

"Ça commence à se rafraîchir, il y a de l’humidité partout. Il ne fait pas ultra froid non plus mais la nuit prochaine je vais remettre une couche de polaire supplémentaire. On n’est pas mécontent de fait tourner le moteur pour faire charger les batteries pour apporter un peu de sec et de chaleur. On sent qu'on se rapproche des conditions hivernales, la frontière c’est vraiment les Açores, après c’est l’hiver. On a hâte de retrouver la terre, les petites habitudes de terrien, une vie normale. Mais encore 3 jours en tête à tête avec les éléments et la machine !"

Photo sent from the boat Queguiner - Leucemie Espoir, on December 31st, 2016 - Photo Yann EliesPhoto envoyée depuis le bateau Queguiner - Leucemie Espoir le 31 Décembre 2016 - Photo Yann EliesCap Horn !

Vacation de 10h avec Yann Elies

 
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Conrad Colman, Foresight Natural Energy

"Je ne vais pas trop mal, j’ai fait ma douche fraîche de ce matin avec la pluie, donc tout va bien ! C’est très laborieux, fatiguant, difficile pour le moral. C’est un sacré contraste avec les mers du Sud. Je peine pour avancer, en ce moment j’ai 9 nœuds de vent, et c’est vraiment le grand max que j’ai eu depuis quelques jours, donc c’est compliqué. J’ai quelques alarmes qui me permettent de dormir avec option de me réveiller si ça part. Je manœuvre beaucoup, rien que ce matin je pense que j’ai fait 4 ou 5 virements, pour gérer le manque de vent qui tourne dans tous les sens. Le vent n’est pas du tout stable. Mon but est de grimper vers le Nord ou vers l’Est, parce que le vent est toujours en train de tourner. Je me suis réveillé ce matin d’un rêve où je mangeais de la pizza et le vent a tourné et j’étais en train de rêver."

100 jours de nourriture

"C’est surtout un peu frustrant avec le retard que je prends dans la pétole parce que j’ai que 100 jours de nourriture à bord et on se rapproche déjà de 80 jours. Donc ça va m’angoisser un petit peu, même si j’en ai marre de la nourriture que j’ai, de ne pas en avoir assez pour terminer c'est pire. Il vaut mieux faire attention à ce que tu manges plutôt que de manquer de nourriture à l’arrivée."

Photo sent from the boat Foresight Natural Energy, on January 5th, 2017 - Photo Conrad ColmanPhoto envoyée depuis le bateau Foresight Natural Energy le 5 Janvier 2017 - Photo Conrad ColmanLook whos got a forestay

Vacation de 10h avec Conrad Colman

 
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Jean Le Cam, Finistère Mer Vent

"Jean-Pierre et Yann sont positionnés plus au nord, avec un flux qui est plus fort. Moi je suis en avant, plus au Sud, il fallait croiser derrière. Au croisement j’avais déjà 30 milles de retard donc j’ai décidé de faire une route plus directe. Ça fait plus d’une semaine que je suis dans une situation plus délicate à essayer de raccrocher les wagons. Là j’ai redémarré, mais je ne sais pas trop, qui vivra verra. Dans 3 jours on aura fini notre tour du monde ! On est sous gennaker, on voit la trinquette en déroulé et grande voile haute. Là on a retouché un peu d’air depuis peu de temps, mais on commence à ré avancer un peu mieux. On a eu une nuit un peu difficile, mais la mer est belle, il fait beau ! On a une remontée de l’Atlantique assez tranquille. Même si j’arrive de nuit on fera l’arrivée le lendemain dans le chenal, on fera un truc sympa. Je compte sur vous !"

Du trafic au nord des Açores

"Il y a énormément de bateaux et en plus l’AIS passe formidablement bien, j’ai capté des bateaux à 100 milles. J’en ai 3 en ce moment, et j’ai même croisé des portes-containers. T’as l’impression que c’est une île à l’horizon tellement c’est énorme. C’est assez bizarre comme image, c’est comme un cheveux dans la soupe."

La course de l'extrême

"Le ressenti est exactement le même qu’au départ, c’est la course de l’extrême. Les deux premiers ont fait leur course. Jérémie, lui, se retrouve tout seul.  Le Vendée Globe de Armel et d’Alex est terminé, on ne les a jamais vus, on n’a jamais fait la même route, on n’a jamais eu la même météo. On n’a pas la même histoire, celle de Jérémie non plus. Nous c’est la même histoire avec Yann. Et puis le chevalier noir qui a fait des trucs un peu bizarres, qui a 300 milles d’avance, qui est revenu, qui est reparti, ça c’est notre histoire. L’histoire de ceux qui sont derrière on n’en sait rien. Notre Vendée Globe se résumé à 4 bateaux, donc si je fais 6ème je fais 3ème de notre Vendée Globe à nous. On n’est pas du tout dans les mêmes systèmes météos, on n’a rien à voir avec les autres. C’est le Vendée Globe des extrêmes, moi je ne m’en sors pas trop mal, je suis dans un petit groupe, les six premiers on arrivera dans la même semaine que le premier. Après derrière le 7ème il est à 2000 milles et après c’est le gros n’importe quoi, nous on va arriver dans 3 jours et le dernier bateau est à 2000 milles du cap Horn. C’est ridicule !"

Jean Le Cam (FRA), skipper Finistere Mer Vent, at start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeJean Le Cam (FRA), skipper Finistere Mer Vent, au départ du Vendée Globe, aux

Vacation de 12h avec Jean Le Cam

 
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Fabrice Amedeo, Newrest-Matmut

A propos de son rasage de barbe... et de tête

"C’était le seul pari, dans l’euphorie de l’Atlantique Sud avec l’angoisse des mers du Sud qui approchaient. J’avais promis de me raser la tête après le Horn si tout se passait bien et les internautes s’en sont souvenus, et comme je suis un homme de parole et bien voilà. Et ça fait beaucoup de bien !"

"Là, je vais vers le centre d’un anticyclone, je vais jouer la courbure et dans la molle je vais virer de bord et repartir sur une trajectoire nord. Donc il va y avoir quelques heures un peu douloureuses mais le scénario est très clair pour la suite. Les fichiers européens et américains convergent, donc la météo est vraiment claire et je suis content. Il y aura ce petit arrêt demain matin mais c’est classique dans cette partie de l’Atlantique qui est un peu compliquée. Il y aura un front au Sud du Brésil qui va nous propulser dans un autre anticyclone et vendredi prochain j’en sortirais et je serais prêts à rentrer dans les alizés au chaud, route nord vers la maison ! Il faut naviguer finement et habilement jusqu’à vendredi et après c’est tout droit et c’est super ! Le moral est très bon !"

Réduire l'écart avec Colman/ Bellion... en accord avec Arnaud Boissières !

"On a appelé ça une course de Kenyan, parce qu’il y en a toujours un devant qui emmène l’autre dans sa roue. Quand on s’échange des messages sur la configuration des voiles à bord, on se dit la vérité, pas d’intox. Si je suis un peu moins rapide et que je vois qu’Arnaud va plus vite, je lui envoie un petit mail pour savoir comment c’est de son côté, il va me dire « Je suis sous J1 » et donc j’envoie mon J1 et ça me permet d’accélérer ! Je sais que les courses d’équipes sont interdites donc ce n’est pas une course d’équipe, on ne fait pas une stratégie commune, on a chacun la nôtre. On communique pour se tirer vers le haut. Ça marche plutôt bien et on espère recoller sur les gars de devant qui sont partis très loin, c’était un peu vexant !"

Journaliste ou marin ?         

"Je vais choisir la trajectoire de marin pour quelques années et on verra après. Mais le journalisme n’est jamais trop loin, j’écris une chronique dans Le Figaro toutes les semaines, j’essaye de faire des vidéos, j’ai pas mal de projets éditoriaux pour l’arrivée : je vais avoir quelques publications dans des revues où on me demande mon témoignage, je vais écrire un livre. J’étais journaliste-skipper et je vais devenir skipper-journaliste. Je prends un tel plaisir sur ce Vendée Globe, je suis tellement heureux sur l’eau, c’est incroyable tout ce que je découvre. Il y a des moments difficiles mais après il y a des moments de récompense, et c’est incroyable de dépasser ces moments difficiles. C’est que du bonheur ! Hier soir j’ai dit au revoir aux mers australes, je ne leurs ai pas adieu, j’ai dit au revoir, ça c’est clair !"

Photo sent from the boat Newrest - Matmut, on January 20th, 2017 - Photo Fabrice AmedeoPhoto envoyée depuis le bateau Newrest - Matmut le 20 Janvier 2017 - Photo Fabrice Amedeo

Vacation de 12h avec Fabrice Amedeo

 
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