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Jérémie Beyou en passe de conquérir le podium !

Finish arrival of Jeremie Beyou (FRA), skipper Maitre Coq, 3rd of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on January 23rd, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee GlobeArrivée de Jeremie Beyou (FRA), sk

Une soirée inoubliable pour Jérémie Beyou
Son troisième Vendée Globe sera le bon ! Après deux abandons en 2008 et en 2012, Jérémie Beyou (Maître CoQ) est en passe de vivre un très grand moment. Il est attendu sur la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne à partir de 20h. Il fera son entrée dans le fameux chenal, à 22h45. Le public est chaleureusement convié à l’accueillir comme il se doit. Son arrivée au ponton de Port Olona est prévue à 23h20. La soirée sera conclue par l'interview de Jérémie qui viendra saluer le public sur le grand podium du village du Vendée Globe.
Après une nuit difficile dans la pétole, où il a été complètement arrêté, Jérémie a enfin touché un flux d’Est ce matin. « Cette fin de course dans la pétole a été bien pénible, je me suis demandé comment j’allais en sortir », confiait ce midi Jérémie Beyou dans le Vendée Live. « Hier il n’y avait pas de vent du tout. Dans ces cas-là, on se fait des films dans sa tête. Même avec 1000 milles d’avance sur ses poursuivants, on se dit qu’on va perdre sa place. J’étais vraiment content de retoucher du vent ce matin. Je sens que l’arrivée approche et l’euphorie commence à me gagner ! » En plus de décrocher une place sur le podium, Beyou deviendra le quatrième marin à passer sous la barre mythique des 80 jours dans le Vendée Globe, après François Gabart, Armel Le Cléac’h et Alex Thomson.

Dick, Eliès, Le Cam : la guerre des trois aura bien lieu !
Derrière, la lutte pour la 4e place fait rage entre Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent). Ils sont bien poussés par une dépression et ce match se fait à haute vitesse et le plus rapide ces dernières 24 heures a été Jean-Pierre (463 milles parcourus) qui profite de son décalage au Nord et de l’effet foils. Le vent devrait mollir en arrivant dans le Golfe de Gascogne. Jean-Pierre, Yann et Jean se positionnent en fonction des bascules de vent qu’ils anticipent pour la fin de course. Le décalage au Nord de Dick sera-t-il bénéfique ? A moins que l’option Sud de Le Cam ne soit la plus appropriée ? Eliès est lui sur une route médiane… Faites vos jeux ! D’après les dernières estimations, ces trois marins devraient arriver aux Sables d’Olonne dans la journée de mercredi, avec quelques heures d’écart. L’issue se jouera à peu de chose et il n’y a pas le droit à l’erreur. Jean-Pierre Dick : « Je dois continuer dans ma dynamique positive pour mettre le maximum de distance à Yann et Jean car le vent sera mou à l’approche des côtes bretonnes. Le scénario est incertain, à moi de l’écrire ! Chaque mètre gagné aura son importance à l’arrivée. »
Louis Burton (Bureau Vallée) file lui aussi à bonne allure, dans les alizés d’Est, à la latitude du Cap-Vert. Il a bouclé 90%  de son Vendée Globe et il lui reste 2500 milles à parcourir. C’est à la fois court à l’échelle d’un tour du monde mais suffisamment long pour que survienne des rebondissements, même si Louis est solidement accroché à sa 7e place, avec un millier de milles d’avance sur le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) qui sera le prochain à franchir l’équateur et à basculer dans l’hémisphère Nord, probablement demain soir.

« La nostalgie des dépressions du Sud »
La remontée vers le Nord n’est pas facile pour Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) qui peinent dans des vents instables au large du Brésil. « La nuit dernière a été terrible avec un vent passant de 0 à 24 nœuds », raconte Bellion. « Le bateau s’est couché une première fois alors que j’étais en train d’écrire à la table à cartes, et ça n’a pas arrêté de la nuit. J’ai un peu la nostalgie des dépressions du Sud, au moins on savait à quoi s’attendre ! »
Les conditions ne sont pas simples non plus pour le groupe des quatre qui doit négocier des bulles sans vent. Au pointage de 15h, Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) étaient respectivement « flashés » à 2,4 et 1,8 nœuds… Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great American IV) sont en embuscade. Pour ces quatre marins, le grand enjeu à terme est de négocier au mieux l’anticyclone de Sainte-Hélène pour aller chercher les alizés et des conditions stables qui seront bien appréciées.
Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) naviguent dans le Nord des Malouines. Leur longue remontée de l’Atlantique se poursuit, il leur reste plus de 6 000 milles à parcourir pour se départager.

Deux concurrents naviguent encore dans le Pacifique
Pieter Heerema (No Way Back) devrait franchir demain après-midi le cap Horn. Le skipper néerlandais quittera les mers du Sud avec soulagement et dans des conditions maniables. L’approche du Horn sera sportive pour Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean). Les conditions devraient forcir en milieu de semaine et il quittera les mers du Sud dans le week-end. Début février, tous les concurrents du huitième Vendée Globe seront donc soit arrivés, soit dans l’Atlantique…

Olivier Bourbon / M&M

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