Actualité

Vacation : Rich Wilson "C’est dur pour le bateau et pour moi"

Sailing aerial images of the IMOCA boat Great American IV, skipper Rich Wilson (US), during training solo for the Vendee Globe 2016, off Les Sables d'Olonne, on October 4, 2016 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendée GlobeImages aériennes de Great Amer

Rich Wilson, Great American IV
“En ce moment ça tape, c’est difficile. C’est dur pour le bateau et pour moi. Le vent tourne plus que prévu, ce qui signifie que je dois avancer plus vers le Nord, face aux vagues et cela tape tout le temps. Cette course est dure et longue. J’ai encore quelques journées comme celle-ci donc j’essaie de soulager le bateau autant que possible. J'aimerais bien avoir des milles faciles à faire un de ces jours. Je regarde les fichiers pour les deux à quatre jours à venir et ça ne s'annonce pas évident. Je prends les jours les uns après les autres. On arrivera quand on arrivera. Mon idée était de progresser vers le Nord jusqu’aux Açores et puis attendre un temps correct pour le dernier sprint. Mais les derniers fichiers montrent qu’une nouvelle tempête se forme au large des Açores. Les choses évoluent rapidement en hiver dans l’Atlantique Nord." 

"On a beaucoup parlé du fait que je suis le doyen de la flotte, mais Nandor n’a que trois ans de moins et il est arrivé avec deux semaines d’avance sur moi ! Il a fait un boulot remarquable. Il connaît son bateau aussi bien que n’importe qui dans cette flotte et il savait où placer le curseur tout le temps pour bien pousser son bateau. Ça a bien marché pour lui et je tiens vraiment à le féliciter. C’est un mec sympa, serein, très modeste, mais il s’agit d’un grand marin."

 

Portrait of Rich Wilson (USA), skipper Great American IV, on pontoons of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 3rd, 2016 - Photo Mark Lloyd / DPPI / Vendee GlobePortrait de Rich Wilson (USA), skipper Great American IV, sur les po

 

 
Current Time 0:00
Duration Time 0:00
 

Message de Pieter Heerema, No Way Back
J’approche du Pot au Noir et de l’équateur donc l’air devient plus humide. Le Pot au Noir a l’air affreux sur les fichiers, c’est pourquoi j’ai décidé de partir vers l’Est. Le vent est supérieur aux prévisions et tourne un peu plus à droite, ce qui me permet d’avancer plus vers l’Est à une bonne vitesse. Sauf incident majeur, Sébastien Destremau ne devrait pas me rattraper. La situation météo pour la fin de course n’est pas claire, les modèles ne s’accordent pas depuis quelques jours.

Message d'Alan Roura, La Fabrique
Voilà, encore une nuit de moins avant de rentrer à la maison ! Pas une nuit simple, avec encore une fois beaucoup de changements de force de vent et une mer dans tous les sens… Donc à vitesse réduite. Encore une fois…

En regardant la météo de 00:00 UTC, je ne m'attendais pas à ça. Je pensais que, pour une fois, j'allais avoir de la chance et pouvoir faire route avec du vent portant dans les jours à venir, quitte à prendre une bonne dep’ dans les dents, mais au moins en bouffant du mille. Mais ce matin, c'est tout le contraire : ma route Nord est un échec total, je vais droit sur une zone sans vent et au près. Encore du près… Je ne sais pas ce qu'il se passe, comment d'un jour à l'autre on passe de 25 noeuds de vent portant à ça ?!? Il va falloir m'expliquer. La route que me conseille mon routage est d'aller chercher l'ile de Madère et la côte du Portugal ! L'inverse de ce que je voulais et surtout, ça me rajoute encore du temps de course !

Mon moral va avec la météo depuis des semaines maintenant, et là, pour la semaine à venir, ce n'est pas une météo mais une catastrophe qui s'annonce devant. Pas un pet d'air et du près... Du près, comme si je n'en avais pas assez eu jusque là ? Non mais la blague… La grosse blague.

Je suis au bout de ma vie, à ne pas savoir quoi faire, où aller, je crois que là je suis arrivé au bout de mes ressources niveau météo et moral. Je suis dégoûté de voir que mes derniers milles vont être les plus durs et que par dessus tout, je risque de perdre ma 13ème place. Car derrière, ils risquent d'avoir une route directe, avec du vent et donc faire de la vitesse.

La situation est critique à bord. Le bateau va bien mais moi, n'en parlons pas. Je n'ai pas grand chose de plus à dire sauf que je n'en peux plus de cette torture qu’est la remontée depuis le Horn.

J'ai envie de pleurer, de crier, mais ça ne va rien changer. Je n'ai pas de solution, je suis bloqué pour le moment. Je dois continuer ma route et simplement espérer avoir eu raison sur ce dernier coup et ne pas croire en la météo ! Mais je dois me rendre à l'évidence j'ai très mal géré l’Atlantique et je m'en veux beaucoup. Je vais continuer à foncer du mieux que je peux, on verra après, il n'y a plus grand chose de plus à faire maintenant.

Je dois me reprendre en main et passer au dessus de tout ça, mais si proche du but, plus dure est la baffe de ne vraiment plus savoir où aller et quand arriver !

 

Snap code

Retrouvez-nous sur Snapchat
vendeeglobe2016