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Retour sur la conférence de presse de Conrad Colman

Press conference during Finish arrival of Conrad Colman (NZL), skipper Foresight Natural Energy,16th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 24th, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

Arrivée de Conrad Colman (NZL), skipper Foresight Natural Energy, 16ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 24 Février 2017 - P

Conférence de presse de Conrad Colman, Foresight Natural Energy

"Cet accueil explose la tête. Dans le bon sens. C’est rude de passer de la foule du départ, à 110 jours en solitaire et ensuite à une nouvelle explosion d’énergie. C’est un incroyable contraste. Je n’ai pas les mots pour dire combien je suis touché par le fait que tous ces gens soient là pour moi, pour le petit Conrad." 

"Pour les avaries, je ne m’attendais pas à des faits aussi pointus mais ça n’existe pas un passage dans le Sud facile. Je m’attendais à être poussé dans mes retranchements. Le dépassement de soi se vit tous les jours, ce n’est pas juste une ligne sur un CV. Cette course m’a changé. Je crois que l’homme qui a eu la pêche pour remettre la bôme à la verticale n’est pas celui qui a passé la ligne de départ. J’attendais ça et je ne suis pas déçu." 

Démâtage en 10ème position
"Quand j’ai démâté, je n’étais pas sûr de pouvoir continuer. J’avais un mât dans l’eau, la grand-voile arrachée et ma bôme cassée. Tout a basculé. J’avais déjà un problème avec mon moteur. Je me suis dit que c’était déjà compliqué de juste me sortir de cette situation donc autant continuer. J’étais en 9ème position avant de perdre mon étai. Et 10ème lors du démâtage." 

"Je suis plus content avec ce que j’ai réalisé suite à mon démâtage que pour le reste de la course. J’ai bougé des montagnes. On ne gagne pas la course sur l’eau, on ne peut que la perdre. On la gagne lors de la préparation Et la mienne était trop courte." 

"Mentalement c’est plus facile de naviguer avec un gréement de fortune qu’un gréement complet. Quand on a toutes les voiles à disposition, on change, on prévoit les changements, on attaque tout le temps. On est investis dans le match. Quand on a une petite voile et un tourmentin on n’a plus rien à faire. J’ai un peu bidouillé le réglage des voiles mais on ne peut rien faire. J’ai perdu 6 positions dans mes malheurs. Il faut arriver à relâcher la pression qu’on se met en permanence." 

"Le pire moment de cette course c’est lorsque que le bateau s’est couché dans le Pacifique et que je suis tombé du bateau. Heureusement j’étais attaché. Je devais descendre la grand-voile, j’étais sur la bôme, dans le lazybag, et il a cassé. Je suis tombé à l’eau. C’était la nuit et dans ma chute j’ai perdu ma lampe frontale. C’était juste avant la grosse tempête. Je me faisais trainer sur le côté du bateau. Une vague m’a rapproché. Je me suis séparé de mon gilet et je me suis accroché comme un koala. C’est le pire cauchemar d’un marin. Surtout près du point Nemo. J’ai dû me concentrer et me dire que d’autres marins se sont déjà blessés." 

"Quand on rencontre un problème en solo, d’abord, on se dit merde. Ensuite on se dit qu’il y a surement une solution. En double, c’est un dialogue. On partage un avis, une expérience, pour surpasser les problèmes. En solo, j’internais ce dialogue. Ce n’est pas bien car maintenant je me parle tout seul. (rire) Il faut juste trouver une force en soit." 

Un Vendée Globe sans énergie fossile
"Il n’y a pas de limites à la technologie électrique, sauf après mon démâtage, lorsque j’ai perdu ma grand-voile et les panneaux solaires. Mais tout est question d’équilibre. Pendant le chantier du bateau, on a retiré le diesel et on a mis un moteur électronique. J’avais juste à appuyer sur un bouton pour activer les hydrogénérateurs. et j’avais 10 fois plus que ce qu’il me fallait." 


"Je pense qu’en 2020 il y aura plusieurs IMOCA équipés de ce système. On est le seul sport mécanique « naturel ». C’est important d’avoir des principes. Je pense qu’on peut traverser les océans dans laisser d’empreintes. Juste avant le départ j’ai trouvé un sponsor titre qui partageait mes valeurs. C’est une opportunité pour montrer que cette technologie est mâture." 

10 kilos en moins
"Ces derniers jours, il ne me restait plus rien en nourriture. J’avais pris pour 100 jours. Je mangeais 700 calories par jour. Au final j’ai perdu 10 kilos. J’aimerais me préparer avec plus de respect pour cette course si jamais je devais la refaire. Il faut commencer plus tôt pour avoir moins de stress."

Wife Clara during Finish arrival of Conrad Colman (NZL), skipper Foresight Natural Energy,16th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 24th, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee GlobeArrivée de Conrad Colman (NZL), skipper Foresight Natural Energy, 16ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 24 Février 2017 - Photo O

Conférence de presse avec Conrad Colman

 
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