27 février 2017 - 07h:57 • 27990 vues

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Après les cinq arrivées de la semaine dernière, seuls deux skippers sont encore en mer ce matin : Pieter Heerema et Sébastien Destremau. Le Hollandais est contraint de ralentir pour tenter de laisser passer devant lui un nouveau coup de vent dans le golfe de Gascogne.

« Pieter a vraiment hâte d’arriver, mais je lui ai conseillé de temporiser pour laisser passer le coup de tabac qui passe sur le golfe de Gascogne avec des vents qui peuvent atteindre 50 nœuds. Et ce serait dommage de se mettre en danger si proche de l’arrivée». Jacques Caraës résume bien la situation du Néerlandais Pieter Heerema contraint de… ne pas se hâter trop vite. C’est ce qui explique la trajectoire de No Way Back incurvée vers le bas de la carte, cap au Sud-Est qu’il a suivi pendant une trentaine d’heures vendredi, pendant que les Sables d’Olonne fêtaient les arrivées de Romain Attanasio et de Conrad Colman. Déjà, Pieter Heerema se rallongeait volontairement la route afin d’éviter d’arriver trop vite sur le golfe de Gascogne. Ce matin, le skipper hollandais est de nouveau au bon cap vers la Vendée, 300 milles au large de Vigo (Espagne) et à 658 milles de l’arrivée. Dans un bon flux d’Ouest, il a navigué sagement, à 6,5 nœuds de moyenne cette nuit... et c’est presque un peu rapide encore. Car si Pieter gardait ce rythme il serait aux abords du cap Finisterre dès ce lundi soir et il y aura déjà 35 noeuds de vent à la pointe Nord-Ouest de l'Espagne. Il est donc possible de voir Pieter ralentir à nouveau aujourd’hui, sachant que la mer sera bien plus praticable entre mercredi et vendredi, avant que n'arrive une nouvelle dépression. Tout est dans le dosage pour choisir le bon timing et éviter si possible les creux de 7 mètres et vents de cinquante nœuds qui vont secouer le golfe de Gascogne dès cet après-midi. Pieter Heerema est attendu jeudi aux Sables d'Olonne

Pas de tempête à négocier pour Sébastien Destremau, qui ferme toujours la marche en 18e position à bord de son Technofirst-faceOcean… mais plutôt l’inverse, à savoir le manque de vent à venir. Environ 900 milles dans le Sud de l’archipel des Açores, Sébastien Destremau progresse relativement tranquillement dans un alizé de Nord-Est d’une quinzaine de nœuds. Mais cette bonne situation ne va hélas pas durer très longtemps pour lui : le vent va mollir rapidement et dès demain il lui faudra traverser une dorsale anticyclonique qui promet de le ralentir une nouvelle fois. Sébastien Destremau pourrait arriver environ une semaine après Pieter Heerema, aux environs du 9 mars.

BM / M&M

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