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Retour sur la conférence de presse de Pieter Heerema

Podium during Finish arrival of Pieter Heerema (NL), skipper No Way Back,17th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on March 2nd, 2017 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeArrivée de Pieter Heerema (NL), skipper No Way Back, 17ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 2 Mars 2017 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe

116 jours, c'est long !
"116 jours, 4 mois. Cela fait très long quand on est seul. Mais ce n’est pas le pire. Chaque jour il y a un souci à résoudre. Il y a de bons moments, mais beaucoup de moments difficiles.
J’avais l’intention d’arriver ici lundi dernier, mais il y avait un gros système météo et il était trop dangereux d’entrer dans le golfe de Gascogne. Il fallait patienter au large du Portugal. Je n’avais plus d’objectif. Etre seul n’était pas un problème. Mais ce serait mieux de choisir quand on est seul. 120 jours, cela fait beaucoup. »

Soucis de pilote
"J’avais un souci  de pilotes récurrent depuis le début du Vendée Globe. Les experts ont regardé cela, mais n’arrivaient pas à résoudre le problème. Le bateau a été couché trois fois pendant la nuit. Je suis sorti le matin et j'ai été surpris de voir que le gréement était encore en place. Ce problème a duré jusqu’à l’Australie. Ensuite j’ai dit tant pis, je ferai sans ce système. Du coup j’étais plus lent."

Le premier Néerlandais
"Ce n’est pas vraiment important d’être le premier Néerlandais à faire le Vendée Globe. L’important est que moi, je l’ai fait. Au sujet de l'histoire maritime de la Hollande, on la retrouve tout au long du Vendée Globe : on a passé le cap de Bonne Esperance qui a été découvert par des Hollandais, Leuuwin est une lionne en hollandais et Horn est aussi le nom d'une ville maritime aux Pays-Bas."

Le Vendée Globe à 65 ans
"L’âge est un avantage et un handicap. Il y a quelques années, je naviguais au large de l’Alaska avec ma fille et nous sommes allés voir les ours. Nous avons vu un jeune qui courait dans tous les sens. Puis un vieux est sorti. Il ne faisait rien, pendant que le jeune entrait et sortait de l’eau tout le temps afin d’essayer d’attraper des poissons. Il n’a pas réussi. Mais le vieux a réussi à prendre un poisson chaque fois qu’il allait à l’eau. C’est cela l’expérience."
 
Très soutenu sur facebook 
"Le soutien de Facebook était incroyable. De l’Australie, du Canada… Je ne connaissais pas Facebook, j’ai mis plusieurs jours pour comprendre comment ça fonctionnait et je suis très touché de voir qu’il y a autant de soutien, cela aide beaucoup. C’est grâce à tous ces soutiens que je continuais ma course. Je voudrais les remercier. Sincèrement."
 
Pas question de jeter l'éponge
" "No Way Back" : j’ai utilisé ce nom sur plusieurs de mes projets, c’est une philosophie de vie. Une fois que le projet lancé, je ne pouvais pas revenir en arrière. Pendant le tour du monde, il y a eu des moments difficiles, j’ai failli abandonner au sud de l’Australie, mais j’ai eu tellement de messages de soutien que je me suis dit qu’il fallait continuer, et appliquer cette philosophie, il n’y a pas de retour en arrière possible !

Mon bateau,… à vendre !
C’est un très bon bateau, mais peut-être pas adapté pour moi au départ. Il n’y avait pas d’autre IMOCA à vendre, j’ai vu ce bateau en provenance d’Italie, je l’ai acheté mais j’ignorais à quoi m’attendre. Je n’avais pas d’expérience en IMOCA, ni en solo, c’est très physique, j’ai navigué en permanence avec des genouillères. Je vais recommencer à naviguer en Dragon, dans un mois, c’est ma grande passion; il y a plein d’autres possibilités et beaucoup d’aventures possibles, mais je vais prendre mon temps pour réfléchir à l’avenir. Mon intention aujourd'hui est de vendre le bateau aussi vite que possible."

Regard sur les autres
On a vu deux leaders qui avaient des conditions météos plus favorables, avec du vent de travers, tandis que nous à l'arrière on avait du vent de face. J'admire beaucoup des skippers comme Conrad Colman, Alan Roura et Didac Costa qui ont réussi des choses incroyables dans des conditions très difficiles."
"Aujourd’hui, je ne ferai pas un autre Vendée Globe, mais la notoriété de la course s’est développée aux Pays-Bas et j’aimerais bien voir un autre projet hollandais dans le prochain Vendée Globe.

Press conference during Finish arrival of Pieter Heerema (NL), skipper No Way Back,17th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on March 2nd, 2017 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe

Arrivée de Pieter Heerema (NL), skipper No Way Back, 17ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 2 Mars 2017 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vende

Conférence de presse de Pieter Heerema

 
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