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Première rencontre skippers - organisation : en phase

Réunion Sables d'Olonne des skippers
© Christophe Favreau

Le Vendée Globe 2020, c’est déjà demain… À un peu plus d’un an du départ, toutes les équipes sont au four et au moulin : mise au point des bateaux, préparation des prochaines courses avec en ligne de mire immédiate la Transat Jacques Vabre, renforcement des équipes. De son côté la SAEM Vendée monte en puissance progressivement de manière à être fin prête en temps voulu.

 

Une modification de l’avis de course attendue

C’était une volonté conjointe de l’organisateur et de la classe IMOCA : en diffusant l’avis de course bien plus en amont que lors des éditions précédentes, la direction de course devait permettre aux équipes de mieux structurer leur projet et d’accumuler des milles en vue du Vendée Globe.

Cette première version de l’avis de course définissait les étapes du parcours de qualification : d’emblée, les concurrents disposant d’un bateau neuf et ceux qui avaient bouclé le Vendée Globe 2016 disposaient d’un accès privilégié à l’une des trente places ouvertes sous réserve d’un parcours de qualification transatlantique. Les autres concurrents devaient passer par les Globe Series. Ceux qui justifieraient du plus de milles parcourus sur les Globe Series seraient admis en priorité. Le principe, particulièrement vertueux puisqu’incitant chaque équipe à naviguer le plus possible, a provoqué un véritable engouement. Aujourd’hui, ce sont déjà 34 candidats qui se sont déclarés. Trois autres projets sont encore attendus.

Face à cet afflux de candidatures, la SAEM Vendée, en accord avec la classe IMOCA a donc modifié l’avis de course puisqu’aujourd’hui, le nombre de candidats admis au départ sera de 30, plus quatre wild cards accordées par l’organisateur.© Christophe Favreau

 

Une décision particulièrement bien accueillie

Pour pouvoir accueillir la flotte dans de bonnes conditions, le département de la Vendée, avec la participation du port des Sables-d’Olonne, a entrepris d’importants travaux d’aménagements de Port Olona : déroctage des bassins pour augmenter la profondeur, construction d’une estacade en bois de 2200m2, aménagements des pontons pour accueillir les monocoques munis de foils…

L’ensemble de ces mesures a soulagé grandement les skippers en course pour disposer du droit d’être au départ en novembre 2020. Elles soulignent la volonté de la SAEM Vendée d’agir pour que la fête soit complète et de travailler en concertation étroite avec les coureurs. Le Vendée Globe est une aventure collective…

 

Ils ont dit :

Yves Auvinet, président du Conseil départemental de Vendée

Cette question de l’ouverture des inscriptions à un plus grand nombre de candidats ne pouvait pas attendre beaucoup plus longtemps. Je sentais qu’elle devenait cruciale pour nombre d’équipes. De mon côté, j’ai consulté attentivement les différents acteurs : la direction de course, la classe IMOCA, la FF Voile, les partenaires de la SAEM Vendée. Il est apparu évident qu’il fallait apporter un peu plus de sérénité, permettre à des projets sportifs déjà bien engagés d’aller au bout de l’aventure. Les travaux entrepris à Port Olona vont nous permettre d’accueillir tous les partants dans de bonnes conditions.

 

Kevin Escoffier (PRB)

« Il est évident que cette décision nous soulage. Même si j’étais confiant et pensais pouvoir me qualifier, cela va nous permettre de travailler avec un peu plus de sérénité. Le programme de course à venir est dense et le précédent avis de course ne laissait pas beaucoup de droit à l’erreur. Du coup, on va pouvoir régater sans trop d’arrière-pensées. »

 

Armel Tripon (L‘Occitane)

« Disposant d’un bateau neuf, ça ne change rien pour moi. Mais c’est une très bonne chose qu’il y ait plus de concurrents au départ. Et surtout, on sent qu’il existe une véritable volonté de l’organisateur de faire les choses bien, de nous accueillir au mieux. C’est vraiment plaisant. »

 

Sam Davies (Initiatives Cœur)

« Je n’étais pas spécialement stressée. J’étais certaine qu’il y aurait une solution trouvée. Ça ne changera rien à ma ligne de conduite. Pour être prête, il me faut naviguer le plus possible. Il va falloir trouver le bon équilibre entre les objectifs sportifs et la volonté de finir les courses. Je dispose d’un bateau performant et d’un parfait coéquipier pour la Transat Jacques Vabre en la personne de Paul Meilhat. On va faire au mieux : sans oublier que pour faire un résultat, il faut d’abord finir. »

 

Didac Costa

« Ayant terminé le dernier Vendée Globe, je dispose du droit d’être au départ automatiquement (sous réserve d’être qualifié). Mais je trouve que c’est une bonne décision : il faut que le Vendée Globe reste ouvert au plus grand nombre. »

 

Miranda Merron (Campagne de France)

« C’est une très bonne décision, vu le nombre de projets sérieux déjà engagés. Derrière chaque coureur, c’est une équipe, des partenaires, des enjeux économiques. C’est rassurant de savoir qu’un projet fiable a toutes les chances d’aller jusqu’au bout. Maintenant, mon objectif c’est de continuer de fiabiliser le bateau, de naviguer en confiance avant de monter en gamme sur le plan sportif. »

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