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Les ambitions de Didac Costa

Celebration in the channel during Finish arrival of Didac Costa (ESP), skipper One planet One ocean, 14th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 23rd, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee GlobeArrivée de Didac Costa (ESP), skipper One planet One ocean, 14ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 23 Février 2017 - Ph

Où en êtes-vous de votre projet ? Votre bateau est-il toujours disponible ?

Oui, nous avons un accord pour acheter le bateau. Le projet s’articule autour de plusieurs personnes : Josp Costa (aucun lien de famille) a pris le poste de manager général et nous avons le soutien d’Immedia, une agence spécialisée dans les relations médias et la recherche de partenaires.

 

Dans quel état est le bateau ? Que faut-il faire pour qu’il soit de nouveau opérationnel ?

Le bateau est en bon état. J’ai terminé le Vendée Globe 2016 sans qu’il ait vraiment souffert, malgré trois mois de course au large autour du monde.

 

Qu’est-ce qui vous pousse à y retourner ? Une aventure à achever ?

D’un côté, sur le plan sportif, je n’ai aucun doute : un tour du monde en solitaire, en course sur un IMOCA, je me dois d’y être.

D’un autre côté, je veux vraiment y participer dans de bonnes conditions : avoir le temps de préparer le bateau, de m’entraîner, de tester des solutions, tout ce que je n’ai pas pu faire lors du dernier Vendée Globe. En 2016, nous avons disposé de trois à quatre jours pour nous entraîner avant la course de qualification où nous n’avons pas pu pousser le bateau, car l’objectif était de terminer avant tout pour être qualifié. Ensuite, nous avons juste eu le temps de procéder au convoyage de Barcelone aux Sables-d’Olonne, ce qui nous a encore pris 7 à 8 jours.

Compte tenu des conditions d’entraînement, je suis particulièrement fier d’avoir pu terminer en 14e position. Ça me donne de l’énergie pour cette nouvelle édition. On va aussi se concentrer sur la communication. Je suis persuadé qu’il y a beaucoup à raconter sur le Vendée Globe. Cela permettrait d’établir des perspectives au-delà de 2020. Si ce Vendée Globe pouvait servir pour monter un projet pérenne avec une équipe stable, ce serait parfait.

 

Quels enseignements avez-vous retirés de l’édition 2016 ?

Beaucoup de choses. Sur un plan sportif, j’avais déjà bouclé une Barcelona World Race, le tour du monde en double. Pendant le Vendée Globe, j’ai pu constater que la navigation en solitaire augmentait les difficultés : il faut apprendre à gérer son sommeil, la fatigue physique, mais pas seulement. C’est une approche globale sur laquelle nous devons travailler dès le début de la préparation.

 

Quelle est votre relation avec ce bateau si particulier ?

Tout d’abord, je le connais sur le bout des doigts. Cela m’aide à être dans le bon timing pour savoir ce que je dois privilégier pour le préparer au mieux. J’ai la chance de connaître exactement l’état des différents éléments qui composent l’ensemble. J’ai une idée précise de ce qu’il est nécessaire de faire pour avoir une machine performante.

 

Votre projet témoigne d’une certaine ambition ? Comment allez-vous le financer ?

On a quelques contacts qui me rendent optimiste. Même s’il existe clairement une marche entre ce dont nous disposons et les fonds dont nous aurions besoin. Le calendrier reste déterminant, spécialement dans une épreuve comme le Vendée Globe. Il faut pouvoir être parfaitement préparé. Je n’oublie pas que c’est une course sans escale et sans assistance, ce qui implique d’être particulièrement rigoureux.

 

Où en est la course au large en Espagne ? Les projets IMOCA ont forcément souffert de l’annulation de la Barcelona World Race. Cela doit être plus difficile pour vous ?

Clairement, ce n’est pas meilleur des scénarios. La Barcelona World Race apportait un éclairage vital pour la course au large. Même s’il reste indispensable que plus de jeunes puissent avoir accès aux pratiques nautiques, des événements majeurs comme la Barcelona aidaient à populariser la voile de compétition. On peut aussi voir les choses d’une autre manière : au final, je suis le seul navigateur espagnol engagé dans le Vendée Globe. C’est une opportunité pour moi de récupérer la notoriété d’une telle course et de sa couverture médiatique importante.

 

Quelle a été votre vie depuis le dernier Vendée Globe ? Avez-vous envisagé de vous installer en France ou préférez vous poursuivre votre cursus en Catalogne ?

En lien avec ce que je vous ai dit précédemment, j’ai considéré plutôt que la Barcelona World Race me donnait une chance de préparer un tour du monde que je n’aurais pas en France. J’ai donc commencé à travailler sur un projet d’envergure pour la course qui a malheureusement été annulée. Tous mes plans pour les quatre années à venir sont tombés à l’eau.

De même, mon Vendée Globe 2016 n’était pas vraiment terminé dès lors que je suis arrivé aux Sables d’Olonne. Il me fallait faire face à l’investissement financier que j’avais consenti malgré des ressources limitées. Cela ne m’a pas permis d’envisager de quitter l’Espagne pour tenter ma chance ailleurs.

 

De quel budget avez-vous besoin ? A minima, qu’est-ce qui est réaliste pour mettre le bateau à niveau ?

C’est très variable suivant les objectifs que l’on se fixe. Pour ça, il faut que je travaille avec des personnes capables de cerner les enjeux et les conséquences techniques et financières. C’est ce qu’on est en train de démarrer. Les enjeux et le calendrier vont être les marqueurs de notre budget.

 

Est-ce que vous avez d’autres projets voile ?

Je suis totalement mobilisé sur la course au large. Tout m’attire dans cette discipline : la navigation, la stratégie, la connaissance du bateau, la préparation physique et matérielle. Il n’y a pas plus complet.

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