Actualité

Denis Van Weynbergh : un jour un Belge bouclera le Vendée Globe…

Denis Van Weynbergh

 

Malgré sa décision de stopper son aventure Vendée Globe pour 2020, Denis Van Weynbergh a tenu à honorer de sa présence la conférence de presse donnée par la SAEM Vendée et Vendée Tourisme à Bruxelles dans les locaux de l’Atomium, le plus emblématique des bâtiments de la capitale belge. Il s’en explique…

 

Vendée Globe : Denis, on imagine que cette décision n’a pas été facile à prendre…

Denis Van Weynbergh : ce n’est jamais simple. Mais à un moment, il faut être réaliste. Compte tenu des quelques petits partenaires que j’avais réussi à fédérer, je ne disposais pas du budget pour aller sereinement vers le Vendée Globe. Et je ne voulais pas arriver au mois de novembre en espérant un budget de dernière minute.

 

VG : Pourtant, plusieurs candidats ont expérimenté par le passé ce coup de pouce de la dernière chance…

DVW : sauf que ce n’est pas ma manière de fonctionner. Je considère que 80% de la réussite d’une aventure comme le Vendée Globe se construit à terre, avant de partir. J’ai une culture de chef d’entreprise. Construire un projet dans la sérénité suppose un minimum de moyens et du temps pour progresser. Or, aujourd’hui, je n’avais ni l’un ni l’autre.

 

VG : Quand avez-vous pris votre décision ?

DVW : j’y réfléchis depuis que j’ai choisi de ne pas participer à la Transat Jacques Vabre. J’aurais quasiment pu annoncer ma décision à ce moment-là, mais il restait encore quatre ou cinq opportunités de partenariat. J’ai voulu les tester jusqu’au bout, ne pas avoir à regretter.

 

VG : Pourtant votre projet semblait tenir la route ?

DVW : en tous cas, j’avais pris les moyens que ça marche. J’étais sur un projet raisonnable, j’avais racheté le bateau de Nador Fa qui me semblait parfaitement adapté à mon projet. Je disposais d’un bateau sain, costaud, qui n’était sûrement pas le plus rapide de la flotte. Mais l’objectif était de boucler le Vendée Globe, pas de jouer un podium. Je suis avant tout un marin, pas un régatier.

 

VG : De votre point de vue, quelles sont les raisons qui font que le projet n’a pas pu aboutir ?

DVW : À l’inverse de la France, la culture voile n’est pas très développée en Belgique. Un projet de course au large n’a pas la notoriété que pourrait avoir une opération dans le vélo ou dans le football. Et même le Vendée Globe souffre encore d’une méconnaissance d’une grande part du public. Quand on rencontre des chefs d’entreprise et qu’on leur parle des retombées potentielles, beaucoup sont sceptiques. Pour cela, c’est une excellente initiative qu’ont eue la SAEM Vendée et Vendée Tourisme de venir faire la promotion de la course à Bruxelles.

 

VG : Et maintenant, que va-t-il se passer ?

DVW : Actuellement, je suis toujours propriétaire du bateau, mais si j’ai une opportunité de le vendre ou de le louer, je n’hésiterai pas. Être armateur d’un bateau qui ne court pas, c’est lourd à porter. J’ai quelques idées de boulot pour rebondir en attendant 2024 et si jamais les planètes s’alignent, je serai sur la ligne de départ dans quatre ans.

Snap code

Retrouvez-nous sur Snapchat
vendeeglobe2016