07 août 2020 - 10h:33 • 1979 vues

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Coureur au large, aventurier, Arnaud Boissières n'a pas forcément très envie de choisir. Pour son quatrième Vendée Globe, le navigateur arcachonnais, devenu Sablais d'adoption sait seulement qu'il va tout faire pour donner le meilleur de lui-même. Ne pas tricher, donner du plaisir à tous ceux qui le suivent depuis son premier tour du monde en 2008 sont des ressorts suffisamment puissants pour qu'il s'attaque à un record personnel : devenir le premier marin à boucler quatre Vendée Globe d'affilée. Portrait.

ETAT CIVIL

Date de naissance 20/07/1972

Lieu de naissance : Talence

Lieu de vie : Les Sables d’Olonne

 

MES DEBUTS

Vos premiers bords : où, quand, dans quelles circonstances ? Sur le Bassin d’Arcachon avec mes parents. J’aimais bien aller à l’avant du bateau, me faire mouiller. J’avais tout de suite le goût pour la voile. Dès le début, tu te dis : « faut que ce soit ma vie…».

 

Comment/pourquoi est né votre désir de faire de la course au large ?

J’ai été atteint par une leucémie lorsque j’étais enfant. A cette période, mon père m’a amené aux Sables d’Olonne pour assister au départ du premier Vendée Globe. C’est là qu’est née mon envie de faire de la voile. Ensuite, j’ai eu l’occasion de naviguer avec Yves Parlier à bord de Cacolac d’Aquitaine, puis d’Aquitaine Innovations, en IMOCA.

 

A partir de quand et pourquoi est-ce devenu un projet de vie ?

Dès le début, je me suis dit que je voulais que ce soit ma vie. Tu fais ça le maximum de temps, les week-end, les vacances et autres. Des fois, tu prends le prétexte de réviser le bac, mais en fait, tu vas faire du bateau. Et il y a un moment, quand tu vois les copains qui font ça, tu te dis : « pourquoi pas moi ».

Un jour, j’ai eu l’opportunité de skipper un catamaran de croisière et de traverser l’Atlantique. C’était quand même une transat et ça m’a permis d’acheter mon premier mini-transat, en 1997.

 

Un résultat ou l’expérience dont vous êtes le plus fier ?

Je suis très fier d’avoir terminé trois Vendée Globe d’affilée. On est seulement deux à avoir réussi à le faire (avec Armel Le Cléac’h). Je suis aussi très fier de mon premier Vendée Globe, en 2008. Quand je pars, c’est un truc énorme. Je me disais, je ne vais pas le finir, je vais être calmé, ça ne va pas me plaire, je vais me faire peur. Et en fait, oui je me suis fait peur mais non ça ne m’a pas calmé ! On est 30 au départ et je termine 7e à l’arrivée.

 

DU TAC AU TAC

Votre qualité principale dans la vie ? Enthousiaste

Votre principal défaut dans la vie ? On dit que je suis râleur ;). C’est d’ailleurs de là que vient ce surnom de Cali, pour Caliméro.

Si vous étiez un animal ? Un dauphin, ça se marie avec la mer et il est aimé de tous

Si vous étiez un végétal ? Un ficus, ça ne meurt jamais

Si vous étiez un film ? Dune, de David Lynch et Lawrence d’Arabie.

Si vous étiez une musique ? Noir Désir, un homme pressé

Votre couleur ? Bleu

Votre rêve de bonheur ? Faire le Vendée Globe

Votre héros dans la vie ? Ma mère, c’est un exemple de ténacité et de droiture

Un aphorisme ? N’importe quelle phrase d’Olivier de Kersauson

Si vous n’étiez pas coureur au large, vous seriez ? Aventurier des mers

 

VENDEE GLOBE 2020

Vos ambitions sur le VG 2020 : Le finir et le finir bien

Points faibles (qu’est-ce qui vous empêcherait d’atteindre votre objectif, en dehors de la casse) : Je sais que mon bateau n’est pas le dernier né alors que la concurrence est rude

Votre arme fatale : Je connais ce bateau par cœur. C’est un bateau éprouvé, fiable et j’ai une confiance totale.

Que serait un VG réussi pour vous ? Aller au bout, tout donner
Qu’avez-vous envie de partager ? Comme toujours, je veux partager la joie d’être en mer.
En trois mots, le VG pour vous, c’est : Extrême, unique, redoutable

Trois images que vous avez du VG : Départ, Cap Horn, Arrivée
Quel skipper vous inspire ? Titouan Lamazou parce qu’il est atypique, sympa et qu’il a des qualités autres que d’être seulement un bon navigateur. Et il a construit son bateau à Arcachon.

 

Vous ne partiriez pas autour du monde sans ? Les cannelés de ma maman. Elle me prépare des cannelés pour chaque départ de course et je ne pourrais pas m’en passer.

 

Actions environnementales/scientifiques sur ce TDM : Depuis mes débuts en course au large, je soutiens l’association A Chacun Son Everest, créée par Christine Janin. C’est une cause qui me touche car j’ai moi-même passé du temps à l’hôpital. Je sais que ces enfants ont besoin de rêver et je fais tout pour leur apporter ma part de rêve et d’espoir.

Préparez votre venue sur le village du Vendée Globe : Ouverture des inscriptions le 6 octobre