11 octobre 2020 - 14h:00 • 4375 vues

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Longtemps Pip Hare a retardé son entrée dans la course au large, malgré une vie passée sur l’eau. Et puis la skipper de Medallia s’est lancée, vivant aujourd’hui son rêve.

Née le 7 février 1974 à Londres
Vit à Poole (Grande-Bretagne)

MON PARCOURS

Etudes et parcours professionnel hors voile : "Je fais de la voile depuis toujours. J’ai été diplômée à l’âge de 39 ans en linguistique par le biais de l’Université ouverte. J’ai commencé un Master en psychologie il y a trois ans, toujours à distance. Ce cursus est entre parenthèses pour le moment, j’ai pas mal de choses à faire actuellement !

Mes premiers bords : Je ne me rappelle même pas tout à fait à quand cela remonte exactement, mais mon grand-père avait un bateau en bois folklorique. Il existe une photo de moi à la barre de ce bateau alors que j’étais âgée d’un an.

Comment/pourquoi est né votre désir de faire de la course au large ? Je crois que l’envie s’est inscrite en moi avant même que j’aille sur l’Océan, par mes lectures adolescentes qui parlaient de liberté, d’absence d’entraves, de possibles infinis, de voyages et d’aventures.

A partir de quand et pourquoi est-ce devenu un projet de vie ? En 2009, à 35 ans, j’avais déjà beaucoup navigué sur l’Océan, mais je ne me sentais pas encore suffisamment confiante pour faire de la course. C’est à cette date que je me suis dit qu’il était temps que j’éteigne ces complexes pour pouvoir me lancer.

Un résultat ou l’expérience dont vous êtes le plus fière ? Pour être très honnête, ces deux dernières années consacrées à la route qui mène au Vendée Globe ont sans doute été les plus dures de ma vie, je suis très fière de les avoir traversées. En termes de performance sportive, je suis très fière de ce que j’ai fait, avec mon équipier Charles Hill, sur la Three Peaks Yacht Race. Nous avons navigué environ 400 milles dans des eaux côtières dangereuses et enchaîné trois marathons consécutivement dans les montagnes. Cela a représenté quatre jours acharnés, avec environ huit heures de sommeil à peu (avec son équipier, Pip est allée chercher la troisième place de cette course impressionnante, malgré une fracture à une hanche à 12 km de l’arrivée, ndlr). Aucun de nous deux n’avait vécu ça auparavant. Personne ne savait si c’était faisable, nous compris.

DU TAC AU TAC

Votre qualité principale dans la vie ? Je n’abandonne jamais
Votre principal défaut ? Je ne me pardonne pas mes erreurs
Si vous étiez un animal ? Un chat noir
Si vous étiez un végétal ? Je ne m’imagine pas du tout en plante
Si vous étiez un film ?  L’histoire sans fin
Si vous étiez une musique ? La symphonie inachevé (vous voyez le thème ?)
Votre couleur ? Bleu
Votre rêve de bonheur ? Courir le Vendée Globe !
Votre héros ? J’en ai plusieurs : Emmeline Pankhurst, Nelson Mandela et, d’une manière générale, tous ceux qui ont investi leur vie dans la lutte contre les inégalités. J’ai aussi une profonde admiration pour mes parents.
Un aphorisme ?  Lorsque quelqu’un me dit non, je le fais moi-même.
Si vous n’étiez pas coureur au large, vous seriez ? Chirurgienne, vraisemblablement.

MON VENDEE GLOBE 2020

Vos ambitions : Terminer
Qu’est-ce qui vous empêcherait d’atteindre votre objectif (en dehors de la casse) : Une erreur technique de ma part, un manque de méticulosité
Votre arme fatale : ma détermination à réussir ce que j’entreprends
Que serait un Vendée Globe réussi pour vous ?  Finir sera un succès
Qu’avez-vous envie de partager ? Tout ! Le Vendée Globe est avant tout une histoire d’humain et, même auprès de ceux qui ne comprennent rien à la voile, il y a des choses à partager. Survivre seul en mer en étant totalement isolé pendant trois mois, c’est quelque chose de spécial.
En trois mots, le Vendée Globe pour vous, c’est : Audace, endurance, sport
Trois images que vous avez du Vendée Globe : Le grand Sud, le cap Horn, la ligne d’arrivée.
Quel skipper vous inspire ?  Sam Davies : elle l’a fait !
Vous ne partiriez pas autour du monde sans ? : Il me faut du thé !
Votre plaisir coupable en mer ? Chanter du Aretha Franklin à tue-tête. Je n’ai pas la voix pour ça, mais comme personne ne m’entend…"

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