26 Octobre 2020 - 11h12 • 4568 vues

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Sam Davies revient pour la 3e fois au départ de sa course fétiche. 4e en 2008-2009, elle s’aligne cette année à bord d’un bateau performant et qu’elle maîtrise bien.  La navigatrice britannique semble particulièrement affûtée. Nous l’avons rencontrée sur le ponton des Sables d’Olonne.

Tu as fait des super résultats ces deux dernières années. On nous dit souvent « Sam peut faire un super score sur le Vendée Globe » comment tu te situes-tu au sein de la flotte ?
" Je me sens bien avec mon bateau, je le connais bien. Je pense qu’un de mes avantages, c’est l’expérience que j’ai sur Initiatives-Cœur. Après, je ne me positionne pas du tout comme favorite. J’espère que je vais faire de belles trajectoires, et si ceux de devant font des erreurs, je tenterais ma chance !

Dans quel(s) domaine(s) as-tu progressé ?
Il n’y a pas un seul jour qui passe sans que l’on n’apprenne quelque chose. Même pendant un Vendée Globe, je vais encore beaucoup progresser. Depuis trois ans, avec la Volvo Ocean Race, les nombreux entraînements sur Initiatives-Cœur, on a fait énormément de progrès. J’ai la chance d’avoir eu les moyens d’optimiser le bateau et j’ai suivi ça de très près. J’ai une super ingénieure dans l’équipe : Anne-Claire le Berre. On a appris comment faire marcher les nouveaux foils, changé un peu le plan de voilure du bateau, on a même fait un nouveau mât qui n’est pas identique aux autres.

En termes d’ergonomie, est-ce qu’il y a des choses particulières sur ton bateau ? Portes-tu des protections corporelles ?
Je pense que l’une des clés pour ce Vendée Globe, c’est d’adapter l’intérieur du bateau au skipper pour que l’on puisse naviguer pendant deux mois et demi sans arrêt. Le confort, c’est la clé de la performance et de la sécurité. Mon bateau ressemble un peu à une aire de jeux pour enfants, il est matelassé un peu partout. Je peux me reposer de manière « safe » dans de nombreuses positions. J’ai plein de genouillères de toutes sortes. Avec Musto, on a développé des vêtements avec des protections intégrées, mais ce n’est pas facile à porter 24h/24. J’ai un casque, bien sûr. Et des attelles pour les poignets et les mains parce que je sais que j’ai des faiblesses. Les poignets tournent un millier de fois sur la colonne de winch sur un tour du monde !

Tu connais le nombre de tours de manivelle que tu vas faire ?
J’ai un compte tour sur le bateau. On pourra le voir en direct sur le site d’Initiatives-Cœur.

As-tu un système de détection des OFNI ?
Initiatives-Cœur est équipé de la solution Oscar et d’un radar Raymarine. Quand je navigue, le radar est allumé en permanence. Il y a un système de veille donc il ne consomme pas trop. Il se « réveille » toutes les 3 minutes, il scanne et il se rendort. J’ai une alarme externe très très forte qui est couplée au radar. Ça m’a sauvé plusieurs fois des collisions. Oscar et le radar sont complémentaires. Le radar ne voit pas ce qui est très proche du bateau, et Oscar détecte les petits objets plus proches. Le système ne scanne que les objets à la surface ".

 

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