25 Novembre 2020 - 18h45 • 63450 vues

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C’est aussi ça le Vendée Globe. Un voyage. Initiatique pour certains, connu pour d’autres, mais toujours une soif de découverte de l’ailleurs pour les marins. « Je m’y serais bien arrêtée » confiait Clarisse Crémer hier en doublant les îles Trindade et Martin Vaz. Petit précis des îles méconnues de l’Atlantique Sud avec Pierre-François Bonneau, notre « patron » parti trop tôt vers un bord de long voyage…

Fernando de Noronha

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’archipel ne compte qu’un peu moins de 3 000 habitants, quasiment tous dévolus à la préservation des sites naturels et à un tourisme de luxe select (pour y être allé, ce ne sont pas des palaces, mais la rareté crée le privilège). Charles Darwin y fit escale en 1832. Aujourd’hui, l’accès à l’archipel est fortement réglementé. C’est ici que Bertrand de Broc fit escale en mouillage forain en novembre 2016 pour inspecter sa quille avant de décider d’abandonner au vu de l’état de celle-ci.

Trindade et Martin Vaz (20°30’S 29°W)

L’archipel a connu une monarchie éphémère à la fin du 19e siècle quand l’écrivain franco-américain James Harden-Hickey en prit possession afin d’instaurer un régime dictatorial calqué sur le modèle de Napoléon III. Chassé par les troupes britanniques, il est écarté du pouvoir en 1895. De subtiles négociations diplomatiques finiront par attribuer l’archipel au Brésil. Aujourd’hui seule une garnison d’une trentaine de militaires occupe l’île de Trindade.

Île Gough (40°19’S 9°56’W)

Quasiment à mi-chemin entre les côtes d’Argentine et l’Afrique du Sud, l’île Gough fait partie de l’archipel britannique de Tristan da Cunha. Elle appartient aux territoires britanniques de Sainte-Hélène. L’abondance d’éléphants de mer et d’otaries à fourrures aurait pu inciter les populations de chasseurs à s’installer au 19° siècle. Mais la rudesse des conditions météorologiques et l’absence de mouillage protégé ont eu raison des tentatives de colonisation de l’île qui est devenue réserve naturelle intégrale. Aujourd’hui, seule une station météo, sur la côte Est, abrite une petite dizaine de scientifiques. Sur la route des 40°, il arrive que les marins du Vendée Globe passent à proximité et puissent établir une conversation avec les résidents : un moment rare pour tous ceux qui l’ont vécu.

La rédaction du Vendée Globe / PFB