14 Décembre 2020 - 10h37 • 12736 vues

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Maxime Sorel a constaté deux grandes déchirures sur deux des voiles d’avant du voilier V and B – Mayenne. Valeureux 11e en ce début de semaine, le skipper s'est attaqué aux réparations, avec notamment une montée dans le mât sous un vent de 18 noeuds...

Depuis, en relation constante avec son équipe technique et la voilerie, conceptrice des voiles, Maxime a envisagé les réparations. Il fallait qu’il trouve une bonne fenêtre météorologique pour s’y atteler alors qu’il évolue toujours dans une mer formée et un vent puissant au milieu de l’océan Indien.

« Samedi, j’ai rentré le J3 à l’intérieur. J’ai séché la membrane. Hier, grâce au protocole élaboré par mon équipe, je me suis attaqué aux réparations avec le matériel que j’avais embarqué pour ça. » En mode maître – voilier, le navigateur cancalais n’a pas attendu que les conditions faiblissent et a accepté de travailler dans la douleur. « Mes aiguilles à coudre volaient, le bateau partait au surf, mais j’ai accompli le travail sur cette voile. J’espère maintenant que c’est bon. »

Cette nuit, Maxime a décidé de s’attaquer au J2, voile beaucoup plus difficile à manier car à poste sur son enrouleur. « La mer ne se calmait pas. J’avais toujours en plus mes soucis d’hydrogénérateur avec une fuite sur celui de bâbord. J’ai interverti les deux systèmes mais, dans la manipulation, mon voilier est parti à l’abattée. Il a arraché les câbles de l’hydro défectueux… J’ai alors déroulé le J2 et bordé comme je pouvais et j’ai débuté mon ascension dans le mât. J’ai accroché la drisse là-haut et j’ai réussi à affaler le J2 comme je pouvais. Mes bras étaient tétanisés. J’avais sous-estimé la situation. Il y avait 18 nœuds. Cette voile n’est pas prévue pour être sur le pont. Elle fait tout de même 100m2. »

Une fois sur le pont, pendant deux heures, le skipper V and B – Mayenne a, pas à pas, rentré la voile à l’intérieur. « J’ai tout de suite constaté le bruit qu’elle faisait. Elle m’a paru très rigide. » Maxime attend maintenant le diagnostic de son équipe et de la voilerie, nombreuses photos à l’appui. « Je suis totalement cramé. J’ai besoin de me reposer. Je ne dispose plus de beaucoup de tissu de réparation. J’attends de savoir si cela vaut le coup de bricoler sur ce J2. Il faut tout de même que je garde un peu de matière si mon J3 a à nouveau des soucis. Je suis dans l’incertitude car cela ne sera pas simple d’évoluer sans cette voile si elle est irréparable. »

Maxime garde le moral. Il a évidemment perdu quelques milles dans la bataille, suite à plus de neuf heures de travaux d’Hercule ! Il compte s’accrocher afin de rester dans le même système météo que ses concurrents directs.

Informations à suivre quant aux décisions prises concernant le J2 et les réparations de l'hydrogénérateur… 

Les voiles de V and B - Mayenne par Maxime : “ Nous avons le droit à huit voiles pour le Vendée Globe : la grand-voile évidemment avec notre dragon des océans, un spi de 400m2, un grand gennaker de 300m2, un petit gennaker de 220 m2, puis des voiles plus plates que sont le J0 de 170 m2 et très polyvalent, le J2, voile à poste tout le temps sur enrouleur, le J3 pour les allures serrées et le vent fort et enfin le tourmentin.

Source TB Press