28 Décembre 2020 - 12h08 • 14046 vues

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Cinquième au classement de midi ce lundi 28 décembre, Isabelle Joschke était en visio au petit matin. Elle raconte le changement d'ambiance de ces dernières heures ! 

" On est passé de la pétole dans laquelle je m’étais un peu engourdie, à une bonne dépression avec 30 nœuds établis. Ça va vite, c’est humide, il fait tout gris, ça accélère et ça freine... La nuit dernière ça tapait énormément. J’ai même eu le mal de mer tellement je n’avais plus l’habitude !

Après mon départ au large du Portugal, je ne m’imaginais pas un tel retour dans le match. J’étais persuadée de ne pas réussir à remonter dans le top 10. C’est un vrai plaisir de jouer avec mes concurrents qui sont tout proches, c’est super motivant, ça donne du peps !

Tout à l’heure, j’étais partie pour faire deux manœuvres, j’ai affalé un gennak et j’avais prévu de hisser un autre gennak. Mais j’étais tellement fatiguée à l’issue du rangement du premier gennak, je n’avais plus la force. Je me suis dit que j’allais repousser à plus tard. Et puis j’accepte, je pars sous J2, c’est comme ça. Ça m’a fait bizarre, ce n’est pas quelque chose que l’on fait en course normalement. Ma priorité, c’est de retrouver des forces. Après ça, je me suis sentie beaucoup plus légère, j’appréhendais moins la dépression avec les 30 nœuds qui nous arrivaient dessus.

Chaque jour je me sens différente et aujourd’hui je n’avais pas l’impression d’être fatiguée quand j’ai commencé mes manœuvres, je me sentais bien. Mais je pense qu’il y a une fatigue de fond. Hier j’avais aussi très mal à la tête, peut-être parce que ça tapait, je ne sais pas. "

Isabelle Joschke / MACSF