11 Janvier 2021 - 11h40 • 120 vues

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"La tempête est passée et il semble que le chemin soit assez clair vers le cap Horn. Une nouvelle «petite» tempête va arriver et avec elle, je devrais atteindre la porte de l'Atlantique.

Heureusement, elle ne sera pas comme celle que nous avons passé ses derniers jours. Le vent du sud des 48 dernières heures a apporté des vents de 40/45 nœuds et plus, avec des rafales et des giboulées.

La mer était impressionnante : des montagnes grimpaient, et d'autres vagues arrivaient d'autres directions. Le vent soulevait l'eau des crêtes et mon One Planet One Ocean faisait ce qu'il pouvait.

Je décidais de naviguer avec uniquement le J3 (petit foc). La question était de savoir s'il fallait garder le grand-voile à trois ris. C'était peut-être trop de voile et je n'aurais pas pu l'affaler pendant la tempête. Le problème est que c'est plus complexe après de re-hisser à nouveau la grand-voile. Maintenant, je navigue normalement, même si je poursuis ma route un peu plus lentement que je ne le souhaiterais à cause des vagues qui sont encore bien présentes.

Les manœuvres deviennent très fatiguantes et pénibles en ce moment, non pas juste à cause de la fatigue, mais surtout du froid. Je ne peux pas rester longtemps dehors sans geler et il est assez difficile de travailler avec mes mains.

Dès que l'eau éclabousse, c'est comme si des aiguilles étaient piquées dans ma peau ! Certainement l'une des plus grandes motivations pour passer le cap Horn, c'est de pouvoir trouver progressivement plus de chaleur. Je m'en rapproche !"

Didac Costa, One Planet One Ocean