31 Janvier 2021 - 17h27 • 29065 vues

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Petite pause dominicale avant une nouvelle salve d’arrivées à partir de demain, lundi 1er février. Les marins sont impatients de retrouver la terre ferme. A commencer par Armel Tripon qui a décidé de mettre un terme à son stand by devant la péninsule ibérique et de faire route vers le finish. Le skipper de L’Occitane en Provence a fait son entrée dans le golfe de Gascogne et risque de braver les conditions tempétueuses qui y sévissent pour franchir la ligne demain matin. Ses dernières 24 heures de mer seront peut-être les plus dures de son tour du monde !

Vers des arrivées mouvementées

Comme le dirait une célèbre chanteuse canadienne : « je ne vous oublie pas » . On ne vous oublie pas, donc, les quinze solitaires encore en course !
Si ce dimanche 31 janvier marque une pause dans la cascade d’arrivées qui a déversé son flot de liesse dans le port vendéen pendant quatre jours, les festivités reprennent dès demain, lundi, avec le retour d’Armel Tripon. Ce final s’annonce houleux au large des Sables d’Olonne. Des rafales à 55 nœuds et des creux de 5 mètres vont cueillir le bateau noir et jaune pour un passage de ligne tonitruant… théoriquement entre 7 et 9 heures du matin.

C’est l’hiver en Atlantique Nord. Le train des dépressions est bien en marche. Rien d’exceptionnel dans les conditions météorologiques de ces prochains jours. Mais ce décorum hivernal met en relief l’obligation qu’ont les skippers de ne pas se relâcher pour éviter les sorties de route dans les derniers virages qui mènent à la maison.

Ils en ont pleuré

 Les marins encore en mer suivent tous l’actualité de la course et ont assisté à distance à « l’atterrissage » de leurs pairs. Après Clarisse Crémer, qui avouait avoir versé sa petite larme à chaque arrivée, Romain Attanasio, joint ce midi lors du dernier Vendée Live de cette 9e édition, confiait lui aussi s’être épanché. « Et nous, on attend ton arrivée ici ! » lui ont promis Thomas Ruyant, Maxime Sorel et Giancarlo Pedote présents en plateau à l’émission.

En attendant, c’est avec du vent bien frais que Clarisse Crémer, 12e, va terminer sa course. Entre les Açores et les côtes de la péninsule ibérique, celle qui sera la première femme à boucler la boucle dans cet opus 2020-2021 reste vigilante. Elle sait que les derniers milles seront costauds.

Désormais bord à bord au grand large des Canaries, Romain Attanasio et Jérémie Beyou devront d’abord traverser l’anticyclone des Açores avant d’attraper le flux d’Ouest qui les poussera vers le finish, le week-end prochain.

Les 10,11 et 12 février vont ressembler aux folles premières journées d’arrivée avec une salve de concurrents, de la 15e à la 20e place : Arnaud Boissières, Alan Roura, Stéphane le Diraison, Kojiro Shiraïshi, Pip Hare et Didac Costa. Mais pour l’heure, ce groupe navigue encore dans les alizés, dans le Nord ou à la latitude du Cap-Vert.

Puis, aux alentours du 17-20 février, ce sera au tour de Manu Cousin, Miranda Merron, et Clément Giraud. Les trois compagnons de route sont encore dans les alizés de l’Atlantique Sud, au large de la corne du Brésil, dans une mer plutôt désagréable. Un programme chargé les attend dans les prochains jours : la traversée du Pot au Noir et le passage de l’équateur.

Enfin, il faudra attendre la fin du mois, voire début mars pour voir Alexia Barrier et Ari Huusela poser le pied à terre. En queue de flotte, Alexia se réjouissait d’être sortie enfin des 40e rugissants. Le duo franco-finlandais – devancé par Sam Davies, hors course -  est pris dans les méandres des zones de hautes et de basses pressions qui sévissent au large de l’Argentine. Le contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène est pour bientôt.