27 Février 2021 - 14h23 • 10319 vues

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"Je suis passé assez proche d’Horta pendant la nuit. C’était fantastique de voir ma première terre depuis le cap Horn ! Pour la suite, ça a l’air pas mal. Je vais avoir de bonnes conditions de reaching avec des vents pas trop forts, maximum 25 nœuds. La moins bonne nouvelle, ce sont les 300 derniers milles dans le golfe de Gascogne au près avec peu de vent. Ça risque de durer trois jours ! Donc mon ETA recule au 6 mars pour le moment.
 

Je pense qu’aujourd’hui, je vais profiter, me reposer et passer en revue toutes les choses qu’il y a dans ma tête, toutes les choses que j’ai faites ces quatre dernières années. L’émotion est plus présente à mesure qu’on s’approche de la ligne. On se dit que c’est bientôt la fin. On veut que ça s’arrête, mais en même temps, non ! Il y a eu pas mal d’incertitudes ces quatre dernières années pour moi et Niina (sa femme et son project manager) : est-ce qu’on pourra être au départ, est-ce qu’on arrivera sur la ligne d’arrivée ? Heureusement, tout cela appartient au passé et on peut profiter de ces derniers moments.

A propos de l’aspect sécurité qui a guidé sa course

A mon sens, c’était la seule chose à faire. On a fait un gros emprunt pour acheter le bateau et il y avait aussi ma propre sécurité. Niina n’aurait pas aimé que je parte si j’étais du style à faire n’importe quoi. Et puis il y a mes sponsors. Même si le résultat n’est pas au rendez-vous, ils sont satisfaits, on va être en mesure de finir la course !
D’ici là, il reste encore de la route et je dois rester concentré, faire attention pendant cette dernière semaine en mer. 

La suite

Une fois arrivé, après cinq ou six jours aux Sables pour remettre le bateau en état, on va rentrer à la maison et aller skier en Laponie. Ça fait plus de six mois que je suis parti de chez moi maintenant ! Je devais peut-être repartir m’entraîner au vol pour reprendre le boulot en avril, mais je pense que cela va être reporté. La situation en Finlande et ailleurs est toujours mauvaise, donc il n’y a pas énormément de vols et je ne sais pas si ça va s’améliorer cet été.  Sur mes précédentes courses, je repartais travailler direct, un peu comme Didac ! Mais parfois je dois dire que c ‘est bon de retourner à la vie normale, à son travail… "

Ari Huusela, joint à la vacation ce matin