04 Juin 2022 - 10h06 • 3653 vues

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Vendredi soir, les Sables d’Olonne se sont embrasées au passage des skippers du Vendée Globe 2020-2021 d’un bout à l’autre de la Grande Plage, lors d’une grande parade, point final festif de la 9e édition. Juchés sur deux chars, 28 des 33 marins de la 9e édition sont allés à la rencontre de leur public massé sur la promenade Georges Clémenceau. Et, ce matin, le présent a repris ses droits à l’occasion de l’ouverture du village de la Vendée Arctique, première course qualificative pour le Vendée Globe 2024.

Orchestrée par les équipes de Maindron Production, la grande parade fut à la fois superbe, spectaculaire et baroque. La déambulation de compagnies de rue et de chars a parcouru 1,6 kilomètre sur le thème des quatre éléments : la terre, l’eau, l’air et le feu.  

© Jean-Louis Carli / Alea / VG2020 Aux premières loges, Karine et Gérald ont goûté au spectacle. Eux n’ont pas couru le Vendée Globe 2020, mais ils n’en ont pas manqué un moment. Et c’est d’ailleurs leur passion pour la course qui leur a permis de jouer sur facebook, et de gagner le droit de passer un moment privilégié avec les 28 skippers présents. Venue des Deux-Sèvres, Karine a apprécié l’instant : « On a passé un super moment, immergés avec les participants ; ils étaient tous là, il y avait Romain (Attanasio), Sam (Davies), Pip (Hare)… Nous sommes allés voir les Imoca avec le passeur, puis nous nous sommes retrouvés aux premières loges pour faire la parade magnifique. Les athlètes sur les échasses étaient incroyables, on a bien retrouvé les quatre éléments dans les tableaux. Et j’en ai vu, des feux d’artifice, mais celui-ci a mis la barre très haut ! »
 

Ce moment de partage a ému les skippers du Vendée Globe, à commencer par son vainqueur, Yannick Bestaven. « C’est plaisant de voir autant de monde, s’est enthousiasmé le skipper de Maître CoQ. On devait cette fête au public qui a fait du Vendée Globe un événement si fort médiatiquement. Revivre ces moments avec les copains, c’était top ».

© Olivier Blanchet / Alea / VG2020 Pour Alan Roura, le benjamin de l’édition 2020-2021 (17e), ce fut « un petit retour en arrière sur un Vendée Globe perturbé par la crise sanitaire et qui a été dur pour tout le monde. Là, j’ai l’impression d’un Vendée Globe en été, c’est un chouette moment ». « On partage un moment auquel on n’a pas eu droit à notre retour, poursuit Clément Giraud (La Compagnie du Lit – Jiliti, 21e), et même si nous avons mis un point final lors de la remise des prix, il manquait cette dimension festive avec le public sablais ».

Sébastien Simon (Arkea Paprec) et Benjamin Dutreux (OMIA Water Family, 9e), connaissent ce public. Les deux Vendéens partageaient des impressions communes. Benjamin Dutreux : « Ça fait plaisir de voir autant de monde touché par le Vendée Globe, ça fait chaud au cœur de se sentir autant suivi. C’est une grande aventure. Même si on est discret de nature, on a envie de partager, de s’éclater avec les gens. On a eu notre grande fête ». Sébastien Simon : « C’est fou le monde que cela attire. Le Vendée Globe est notre passion, notre rêve, mais c’est autre chose de voir cette foule qui suit notre course. Je ne suis pas très à l’aise avec la foule, mais on se prend vite au jeu de cette grande parade ».  

© Jean-Louis Carli / Alea / VG2020 Concurrente de la Vendée Arctique qui s’élance le 12 juin, la Britannique Pip Hare (Medallia, 19e) était de la fête : « C'était incroyable, tout ce monde ! Je pensais qu'il y aurait peut-être une petite dame qui regarderait derrière ses rideaux, mais bien sûr, nous sommes aux Sables d'Olonne. Cela ne compense pas vraiment le fait qu'il n'y avait que quelques personnes dans le chenal lorsque nous sommes arrivés et repartis, mais nous avons maintenant le sentiment d’avoir fait partie de quelque chose d'unique ».

25e de l’édition 2020-2021, le Finlandais Ari Huusela était toujours « super heureux » : « C'était tout simplement génial. Sentir la passion valide tout le travail et la douleur qu’on a pu vivre. Les gens étaient tellement heureux de nous voir que c'était et c'est toujours quelque chose de vraiment extraordinaire ».

Un spectacle pyrotechnique impressionnant a clôturé la soirée. Les yeux rivés sur le feu d’artifice, Yannick Bestaven a vu renaître quelques doux souvenirs : « Plein de choses sont remontées. Forcément, ce feu d’artifice m’a rappelé mon arrivée. C’était magnifique ! »