06 juin 2017 - 18h:14 • 8405 vues

Partager

Article

C’est officiel : Eric Bellion sera bien au départ de la Route du Rhum 2018 à bord de CommeUnSeulHomme, l’IMOCA à bord duquel il a décroché une jolie 9e place (et 1er bizuth) dans le Vendée Globe. Son objectif sur cette course entre Saint Malo et Pointe-à-Pitre sera double : atteindre à nouveau « l’état de grâce » du Vendée Globe et continuer à porter un message fort sur les bienfaits de la différence. Sa préparation passera notamment par des entraînements et des courses en Figaro...

Pour Eric Bellion, la Route du Rhum sera un nouveau saut dans l’inconnu puisqu’il n’a jamais participé à l’épreuve. « Il faut toujours tenter des choses que l’on n’a jamais faites. C’est dans l’inconnu que l’on se connaît », rappelle Eric Bellion qui préfère se définir comme aventurier et non comme compétiteur. Après le marathon du Vendée Globe, Eric souhaite trouver les clés de la performance sur un sprint transatlantique et cela est indissociable, selon lui, de la recherche de l’état de grâce atteint dans les mers du Sud. « L’état de grâce, c’est quand tu survoles les difficultés. Non seulement tu vas vite mais en plus tu te sens très bien. C’est ce que les Anglais appellent être ‘In the zone’ », explique-t-il. En effet, après un début de course incertain, il avait fini par oser lâcher prise, naviguer à sa main et écouter son instinct : cet « état de grâce » lui avait permis, au cœur de l’Indien, de se révéler et de naviguer en parfaite osmose avec son bateau.

© David Pellet / COMMEUNSEULHOMMEDes entraînements et des courses en Figaro
Face à ce nouveau défi, Eric a imaginé, avec la complicité de Michel Desjoyeaux, un plan d’entraînement solide sur 2018. Eric Bellion : « Nous avons discuté avec Michel de la meilleure manière pour aller vite. Nous avons parlé de mettre des foils, de changer les dérives et nous sommes arrivés à la conclusion que le plus efficace serait d’améliorer le skipper ! Je vais donc faire du Figaro. C’est un petit bateau et c’est facile de passer du temps en mer, contrairement à l’IMOCA. Je vais faire des compétitions car c’est le meilleur moyen pour me perfectionner même si je sais que je vais ramasser les bouées. Je vais devoir mettre mon égo dans ma poche mais c’est une étape essentielle pour être à ma place au départ de la route du Rhum. Je n’ai pas envie d’arriver comme un touriste. Je vais me remettre au travail à terre comme en mer, humblement, et prendre cette course très au sérieux. »

Partager le message sur la différence
Comme dans toutes ses aventures, c’est la volonté de partager le message sur la différence qui prime. « Je ne participerai pas à la Transat Jacques Vabre cette année car ma priorité aujourd’hui est de faire avancer la cause. Il y a l’exposition, le film, le livre et le manifeste sur lequel nous travaillons », souligne Eric. La Route du Rhum, course populaire par excellence, sera un formidable canal de communication. « Depuis l’arrivée du Vendée Globe, je mesure l’engouement incroyable qui est né autour de la différence. L’essentiel est aujourd’hui pour moi de poursuivre l’aventure CommeUnSeulHomme pour véhiculer ce message encore plus largement, et de chercher ensemble les clés de la performance. »

Source : Service de presse CommeUnSeulHomme

Cela peut vous intéresser